Nous avons évoqué, ici, le partenariat qui unit Zeturf à la fondation Cheval Avenir. Il vient d’être reconduit. Cheval Avenir a pour objet de recueillir, soigner et replacer des chevaux de courses dits « réformés » : comprenez ne courant plus parce que n’ayant pas, ou plus, le niveau, ou parce que blessés.
Claude, la fondatrice de l’association, raconte à comment celle-ci fonctionne : « Nous accueillons 120 à 150 chevaux par an. Certains sont sains et nets, d’autres blessés et réclament des soins, pour des affections allant de la tendinite à la fracture. Nous avons une infirmerie avec 5 box. J’administre moi-même les soins, sauf bien sûr lorsqu’il s’agit de chirurgie. Les chevaux sains, eux, profitent d’une pâture à Louvres (Val-d’Oise). Nous avons des frais de pension et nourriture, mais aussi des recettes : les dons des bénévoles ou partenaires – dont Zeturf, qui participe aux frais du foin –, et puis nous faisons un petit bénéfice par cheval qui permet de subvenir en partie aux besoins. Ainsi quand nous récupérons le cheval, nous l’achetons au prix que donnerait l’abattoir, soit 600 à 700 €. Et quand nous le rétrocédons une fois que nous avons trouvé un adoptant, nous faisons payer 900 à 1000 euros. »
Pour autant, la fondation est toujours « limite » en budget, les malheureux réformés étant sans cesse plus nombreux : « Ne nous masquons pas la vérité, reprend Claude. Un cheval réformé est promis à l’abattoir, puis à la boucherie. 13 000 trotteurs naissent par an en France, et 3 500 seulement courent : le trotteur est le cheval le plus mangé en France ! » D’où des besoins continuellement croissants pour l’association qui, au-delà de la bonne volonté de ses bénévoles, en appellent aux dons. Pour en savoir davantage, ou si vous voulez participer à l’action de Cheval Avenir, rendez vous sur son site internet, .
Notre illustrattion : la page réservée aux trotteurs recueillis par Cheval Avenir, et prêts à l’adoption.

