Conseils de Jeux Jargon Hippique — 17 octobre 2008

Imaginez la scène : vous voyez un gaillard bien bâti s’affaler à plat dos sur le sol, et aussitôt serrer les poings et lever les bras en signe de victoire ! Totalement improbable ? Bien sûr ! Et pourtant, une des superstitions les plus incroyables des turfistes ressemble à cela : en obstacles, dit-on, quand un cheval chute, il est prêt à gagner la course suivante. Un peu comme si aviez besoin de prendre un gadin pour aller demander une augmentation à votre patron !
Bien sûr que c’est drôle… Mais l’histoire des courses vient tout de même trouver des exemples qui donnent corps à la légende. La haie mal franchie, surtout s’il s’agit d’une des deux dernières et que le cheval était bien placé avant, devient un gage de bonus aux yeux du parieur.
Ils sont fous ces turfistes ? En fait, non, pas tant que ça. Car en courses d’obstacles comme en plat, un mauvais résultat permet au cheval d’être mieux placé au poids dans la course suivante, ce qui lui confère de fait un avantage. Et s’il a bien couru avant sa chute, le sauteur se retrouve effectivement dans la peau du favori… Son jockey « aura juste » à faire attention à chaque obstacle…
Mais c’est vrai que ça fait drôle, quand vous lisez ou entendez d’éminents pronostiqueurs donner comme argument à leur favori surprise « une chute appelle une victoire ». Et le pire, c’est que tout le monde comprend !

Publié par Tarzan

2 Commentaires

  1. Je suis d’accord avec toi tarzan, le poids joue vraiment un rôle prépondérant dans les courses. Mais quel est le poids le plus important ? celui du cheval, du jockey/driver ? ou bien est-ce l’addition des 2 ?

  2. Alors, la question du poids va mériter un prochain billet à elle seule. Et l’on dépasse ici le cadre des chutes, mais c’est vrai que j’ai évoqué ces poids, donc parlons-en.

    Pour simplifier, chaque cheval de course de galop (plat ou obstacles) est associé à une valeur. Cette valeur correspond à un poids, ce poids étant celui que doit porter le jockey (avec le plomb nécessaire pour « faire le poids »). Quand un cheval gagne, il gagne en valeur, et donc prend du poids, quand il perd (ou chute), c’est l’inverse. Ensuite, quand le cheval a pris suffisamment de valeur, il monte de catégorie, et redevient « petit poids », avec des chevaux de niveau supérieur. Cet ascenseur fonctionne bien sûr dans les deux sens.
    Certains entraîneurs sont très doués pour faire monter ou descendre des chevaux « entre deux catégories », trop faibles pour l’une, mais aussi trop forts la catégorie inférieure…

    Mais là, on entre vraiment dans la sphère « spécialiste du turf », et l’objectif de ce blog est plutôt d’en vulgariser les arcanes sans obligatoirement entrer à ce point dans les précisions techniques : on peut parier sans les connaître, avec différents trucs et astuces que j’essaye de dévoiler ici.

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