Vous lisez ou entendez souvent cette petite phrase : tel cheval « possède une chance régulière ». En soi, elle n’est pas si explicite que ça. Personnellement, je n’aime du tout quand je constate qu’un entraîneur interviewé utilise cette expression passe-partout, qui consiste à dire sans dire, à ne pas prendre de risque. Pour le parieur, tous les voyants doivent s’allumer : si l’entraîneur est prudent et qu’il est incapable de dire si oui ou non son cheval peut gagner, il faut l’être aussi dans son pari. Ne pas prendre un tel concurrent en base, mais en revanche ne pas oublier de le glisser dans un champ réduit ou en fin de combinaison, selon son jeu. Littéralement, avoir une chance régulière signifie que l’on peut arriver au bon résultat « régulièrement », c’est-à-dire sans avoir besoin de circonstances exceptionnelles.
En même temps, l’entraîneur en question n’utilise pas cette autre expression du jargon hippique bien plus tranchée : tel cheval « possède une chance prépondérante ». Là, au moins, le parieur sait à quoi s’en tenir, il comprend vite que le cheval est sensé terminer dans le trio. Et selon le crédit que l’on accorde alors à l’interlocuteur, plus rien n’interdit de le prendre en base cette fois…
Publié par Tarzan
