Prix d’Amérique, un peu d’histoire

Par tarzan le 29 janvier 2010

C’est le moment où jamais, n’est-ce pas, à la veille du prix d’Amérique 2010, que de s’arrêter sur l’histoire de cette course. Une histoire qui commence avec la fin de la « Grande guerre », puisque en 1920, c’est en hommage aux Américains venus en Europe pour aider au règlement du conflit de 1914-1918 que l’on donna son nom à cette course. Une course décidément d’abord liée aux conflits mondiaux, puisque les deux seules années où elle ne se déroula pas furent 1940 et 1941… Et une histoire qui fascine tout le monde, toutes tendances confondues, encore aujourd’hui, témoins ces articles ou photos retrouvés aussi bien sur L’Humanité que sur Le Figaro (suivre les liens sur les mots).
Le prix d’Amérique, c’est à la fois une légende pour les hommes, et une pour les chevaux. Chez les hommes, j’ai retenu pour vous quelques noms : Jean-René Gougeon, vainqueur à 8 reprises en tant que driver (entre 1966 et 1988, avec des stars des pistes tels Roquépine, Bellino II ou encore Ourasi) ; Jos Verbeeck, vainqueur quatre fois en tant que driver, mais à chaque fois avec un cheval différent ; Henri et Pierre Levesque, vainqueurs tous deux, grand-père puis petit-fils…
Chez les chevaux, la liste est très longue, et déjà citée par plusieurs blogs ou sites, par exemple ici ou . On retrouve aussi le palmarès complet ici. Mais le plaisir est tel, qu’on ne peut s’empêcher d’écrire à nouveau ces noms. Il y a déjà ceux dont je vous ai parlé dans la rubrique « chevaux de légende », tels Ourasi, qui détient toujours le record de victoires (quatre), qui ne peut pas être battu ce dimanche, Idéal du Gazeau, Ténor de Baune, ou Général du Pommeau (cliquez sur les noms pour retrouver leurs articles dédiés), mais aussi dont je vous parlerai forcément un jour : Bellino II et Jag de Bellouet, presque indissociables alors qu’ils ont couru à plus de 25 ans d’écart, tant leurs styles se ressemblaient ; Varenne, le champion italien issu de l’élevage français Dubois ; mais aussi tous les champions plus anciens, que j’avoue moins bien connaître mais qu’il serait injuste d’oublier, tels Uranie, Gelinotte, Jamin, ou Roquépine, et même Tidalium Pelo au début des années 70.
Quant à la course qui m’a le plus fait vibrer, c’est celle de 2003 : Général du Pommeau était encore là mais en fin carrière, Insert Gédé avait dominé tous ces adversaires relativement facilement lors des courses précédentes, et accessoirement il y avait un outsider nommé Abano As. Je me souviens, j’étais très confiant avec Insert Gédé, cheval jamais fautif, hyper régulier dans les meilleures performances, j’avais parié « à mort » sur lui… Vous pouvez revoir la course ici, la dernière ligne droite surtout, repassez-la plusieurs fois, vous comprendrez mon émoi : c’est la seule fois de sa carrière que Insert Gédé n’a pas couru droit. Sans doute gêné par un défaut d’enrênement, il est parti vers l’extérieur, parcourant de fait la largeur de piste en plus des autres… Pour perdre (deuxième tout de même) d’un nez, face à Abano As, un très bon cheval, mais certainement au potentiel plus faible tout de même, mais drivé à la perfection par Jos Verbeeck ce jour-là…
Et vous, votre prix d’Amérique préféré, c’était lequel ?

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