Je suis sûr que ça vous arrive : vous suivez une course en direct, et le commentateur vous indique que tel ou tel driver (en trot) ou jockey (en plat ou obstacles) en a « plein les mains ». Plein les mains de quoi ? Etes-vous en droit de vous demander, comme je l’ai fait la première fois où j’ai entendu cette expression typique du jargon hippique.
Pour la signification, « plein les mains » en turf est proche d’en « avoir encore sous la semelle » en course à pied ou automobile. C’est-à-dire que le pilote, driver ou jockey, retient son cheval pour lui conserver une capacité d’accélération au meilleur moment.
En fait, il faut toujours penser, avec les chevaux, que l’on a à faire à des êtres vivants, avec des qualités et aussi des défauts. L’un de ces derniers consiste à se prendre au jeu de la course et user toute son énergie avant la phase finale, avec le risque énorme de ne plus rien avoir à donner à ce moment-là. Par conséquent, le jeu de son pilote est de parvenir à forcer son cheval à conserver son énergie pour ne la déployer que lorsque lui, le driver ou jockey, l’aura décidé.
Bien sûr, cet équilibre à trouver pour la course existe pour tous les chevaux, mais certains se prêtent plus que d’autres aux intentions du pilote.
Et là, un fin observateur se rendra compte qu’un cheval semble mieux disposé que les autres à accélérer quand on le lui demandera, et c’est de celui-là qu’il dira que son mentor en a plein les mains. Certains signes montrent ces facultés tant de forme que d’obéissance, le cheval qui court la queue en trompette en trot par exemple.
En tout cas, cher ami parieur, si vous avez joué un cheval dont vous entendez en direct live que son pilote en a plein les mains, vous avez de fortes chances d’avoir misé sur le bon !
Publié par Tarzan
