Faire une longue, oui mais quand et comment ?

Par tarzan le 2 août 2010

En jargon hippique, « faire une longue » signifie que l’on joue un pari combiné avec au moins 7 chevaux, dans les trios ou Ze4 sur Zeturf, ou dans les paris équivalents au Pmu. Que les profanes fassent attention, faire une longue coûte évidemment (bien) plus cher qu’un pari simple, et tout l’enjeu consiste donc à savoir en jouer au bon moment, à bon escient, pour au minimum récupérer en gains ses enjeux, et bien sûr en espérant (beaucoup) plus.
J’ai toujours été surpris par les pronostics standardisés, tous médias confondus, donnant ostensiblement 8 chevaux pour les paris sur la course du quinté. Faire une longue semble donc, à en croire cette idée reçue, l’unique manière de jouer. Moi, je ne suis pas d’accord, ce choix peut être opportun, mais pas à tous les coups.
Il faut en effet savoir sentir le jeu. Chaque course a ses favoris, mais parmi ceux-ci, combien sont en vérité des bases sûres ? Parmi les outsiders, existe-t-il des chevaux qui constituent une base « placé » ? Les outsiders – chevaux susceptibles de rentrer dans la bonne combinaison – sont-ils nombreux ?
A défaut de base(s) solide(s), faire une longue est l’une des deux solutions qui existent. Une des deux, car compte-tenu du coût plus élevé de la mise, il reste toujours la possibilité de ne pas jouer du tout, ou très peu en se disant qu’au moins on ne risque pas grand-chose. Rien n’oblige à parfaire pour chaque course son pari, c’est selon son propre ressenti : si on ne sent pas le coup, autant s’abstenir. En revanche, quand on estime que la course doit se jouer en 7 ou 8 chevaux sans qu’on sache vraiment lesquels arriveront au but, alors là, la longue s’impose. C’est donc en faisant son propre papier, en prenant garde de ne pas se laisser trop influencer par le commentaire parfois dithyrambique d’un pronostiqueur sur un cheval qui se révèle pourtant irrégulier, que l’on parvient à faire les bons choix.

Un tragique accident pour l’écurie Blandin

Par tarzan le 30 juillet 2010

J’ai hésité avant d’écrire cet article, car la vocation de mes petits écrits quotidiens tient davantage dans l’explication des arcanes du turf et des paris en ligne qu’au suivi de l’actualité, surtout lorsqu’elle devient tragique. Mais en même temps, ce fait divers dramatique dont a été victime Franck Blandin et son écurie pourrait arriver à d’autres, et montre combien des carrières peuvent être compromises par des coups du sort, y compris dans un milieu a priori aussi enchanteur que celui des courses.
Les faits, tels que je les ai lus dans un compte-rendu de la presse locale, sont les suivants : une barrière de l’enclos enfermant une quinzaine de chevaux entraînés par Franck Blandin s’est ouverte, les chevaux sont partis en liberté sur la route impliquant plusieurs accidents avec des voitures. Le chauffeur d’une des voitures accidentées a dû être conduit à l’hôpital dans un état critique, tandis que plusieurs chevaux ont été blessés plus ou moins gravement, et trois autres sont morts.
Un groupe de soutien a été créé sur Facebook (ici : http://www.facebook.com/group.php?gid=141637689193731), car le monde des courses et celui des amateurs de courses est ainsi fait que lorsque un coup dur arrive comme cela à l’un de ses membres, la solidarité parle. Il n’y a malheureusement plus rien à faire pour Quitossdarche, Rescator du Terme et Revee Montaval, tous trois décédés dans les accidents. Parmi les blessés, on compte Quartz Pierji, Quelle Classe, Puce d’Ylea, Soir de Grimoult… Et d’autres.
On ne connaît pas la cause de l’ouverture de la barrière qui a entraîné la sortie des chevaux. Et peu importe finalement qu’il s’agisse d’un matériel défectueux ou d’une négligence avec une porte mal fermée. La tragédie est arrivée. Elle accable toutes les victimes, humaines et équines, et plonge l’ensemble du staff travaillant avec Franck Blandin dans la désolation. Sur sa page Facebook, Gérald Blandin, jeune apprenti jockey ayant mené Quitossdarche au succès en trot monté, ne cache pas sa désolation. Je ne peux, et tout ce monde du turf décrit plus haut avec moi, que la partager avec lui.

Notre photo : Quitossdarche, l’un des chevaux disparus dans la tragédie. Nous remercions classic-trot.com d’avoir accepté la diffusion de cette photo.

Le prix Rothschild est-il réservé à Goldikova ?

Par tarzan le 29 juillet 2010

Ce dimanche 1er août 2010 se court le prix Rothschild sur l’hippodrome de Deauville. Il s’agit d’un groupe I d’excellent niveau, qui jadis s’appela prix d’Astarté, devint groupe I en 2004, avant d’être renommé prix Rothschild en 2008… Or, depuis que la célébrissime famille a attaché son nom à ce prix, il n’y a eu qu’un seul vainqueur, l’exceptionnelle jument Goldikova, qui a donc raflé les éditions 2008 et 2009… Avant de se présenter au départ de l’édition 2010.
Autant dire que, même à 5 ans désormais, la protégée de l’entraîneur Freddy Head sera encore la grande favorite de cette course courue sur 1600 mètres en ligne droite.
Pour autant, et même si la concurrente vedette est annoncée comme n’ayant jamais été aussi bonne (elle a remporté encore récemment les Queen Anne Stakes dans le meeting britannique de Royal Ascot, ce qui fut le 9e groupe I à son palmarès), elle devra faire face à une opposition de valeur, avec notamment la présence annoncée de Music Show, une concurrente britannique qui s’est adjugé un autre groupe I, les Falmouth Stakes à Newmarket et dont l’entraîneur Mick Channon parle d’« objectif visé » en évoquant le prix Rothschild.
Voilà donc un duel qui promet, une excellente façon d’aborder le mois d’août hippique !

Notre photo : Goldikova lors de sa victoire le 23 mai 2010 dans le prix d’Ispahan, un groupe I couru à Longchamp.

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