Ce dimanche 28 février se court le critérium des jeunes, qui met aux prises les meilleurs trotteurs de 3 ans, ceux dont le nom (en ce qui concerne les français) commence par la lettre T. Cette course peut révéler un champion précoce à la carrière éphémère, aussi bien qu’un champion qui courra longtemps (ce fut le cas pour Ourasi ou Général du Pommeau notamment), il semble ne pas y avoir de règle infaillible à ce niveau. Les favoris vraisemblables devraient s’appeler Torino d’Auvillier (considéré comme le meilleur mâle avec Tucson, qui sera absent) et Texas Style (la meilleure femelle).
Pour parier sur ce genre de courses, je pense qu’il faut savoir prendre des bases « saines », y compris placées. Je m’explique. Ces jeunes chevaux sont fougueux, chauds, souvent capables de se montrer fautifs. Savoir prendre en base de paris les plus réguliers dans les performances, c’est s’éviter une éventuelle mauvaise surprise. Je vous conseille de jeter un œil sur pour vérifier la valeur des performances de chacun : regardez non seulement la musique, mais aussi les chronos, car certains devraient monter de catégorie pour la circonstance. Et aussi, vérifiez que les chevaux choisis savent éviter d’être fautifs, le risque étant plus grand avec cette jeune génération.
Par ailleurs, à l’occasion de cette journée du 28 février, Zeturf propose une enrichie de 5000 euros sur le jeu du , dont je vous avais parlé ici. Bons paris !
Notre photo : Torino d’Auvillier sera l’un des favoris de l’épreuve.
Superbe expression du jargon hippique que celle-ci ! Ainsi, un cheval de course peut être susceptible. Monsieur (ou madame) a ses humeurs… Voilà qui a de quoi faire sourire, n’est-ce pas ? En fait, l’utilisateur de cette expression veut surtout signifier que le cheval est inconstant, capable de gagner mais aussi de ne rien, ou d’être fautif en trot. D’ailleurs, particulièrement pour le trot, cette notion de susceptibilité est attachée davantage au risque de faute qu’à celui d’une performance médiocre.
Il me semble avoir déjà usé de cette comparaison : ce type de chevaux, pour moi, ressemble à un joueur de tennis qui frappe très fort ses balles mais pas toujours dans les limites du court. Quand c’est dedans, ses adversaires sont en mauvaise posture, mais ça peut aussi sortir… Donc on retrouve notre « susceptible », dont on dit aussi, autre expression du jargon hippique, qu’il doit « partir sur la bonne jambe » (mais que diable doit-il faire des trois autres ?), à l’humeur lunatique, prêt à faire chavirer les parieurs pour ou contre lui, selon que la « susceptibilité » aura convaincu ou non.
Personnellement, ce genre de chevaux, je préfère les mettre dans un champ réduit plutôt qu’en base. Mais il ne faut pas les oublier tout de même, car ils ont les moyens de rentrer dans une bonne combinaison.
Le prix de Paris est l’une des courses les plus longues de l’année en trot, mais aussi des plus prestigieuses. Avec 4125 mètres souvent menés tambour battant, la course est haletante, et donne parfois des résultats qui défient la hiérarchie observée sur les autres distances. Et bien sûr, les références manquent sur la distance.
Cette année, la course aura une importance particulière, car il s’agira de la première sortie publique d’Oyonnax depuis sa victoire surprise au prix d’Amérique 2010. Et donc ce sera la revanche pour tous ceux qui sont passés au travers ce jour-là. Sont ainsi annoncés au départ de ce prix de Paris des chevaux aussi huppés que Meaulnes du Corta, Paris Haufor ou Quarla. On trouve également quelques spécialistes du trot monté, c’est-à-dire des chevaux durs à l’effort, et qui peuvent combler leur éventuel retard à l’attelé sur les autres chevaux grâce à la longue distance, tels Malakite, Paola de Lou ou Priscilla Blue. Perlando ou Oasis Gédé sont aussi des chevaux polyvalents tout à fait capables de s’exprimer sur cette distance.
Mais moi, je me méfierai tout particulièrement du petit frère d’Oyonnax (un autre rejeton de Hermine d’Urga), Pomerol de Laumac. Ce cheval (notre photo) n’a certes encore jamais couru face à de tels adversaires, mais il est si régulier que je le sens bien créer la surprise…
A noter enfin la sur cette course, qui redonnera aux vainqueurs des paris 100 % des enjeux, sans prendre donc la moindre marge.
Moi Tarzan, joueur depuis de longues années, je suis là pour vous donner toutes les clefs pour comprendre le monde passionnant du turf et échanger quotidiennement avec vous !