Le cheval estimé par son entourage

Par tarzan le 23 août 2010

Certaines expressions du jargon hippique semblent s’expliquer par elles-mêmes. Quand vous lisez que tel ou tel concurrent est « estimé par son entraîneur », ou d’une manière plus générale « par son entourage », vous avez compris qu’il s’agit d’un cheval sur lequel ceux qui l’alignent comptent.
En même temps, avez-vous réfléchi aux autres implications de cette « estime » ? Je m’explique. Si le cheval est un peu limite, son jockey ou driver le poussera-t-il dans ses derniers retranchements au risque de lui faire mal ? Certainement pas, et c’est heureux bien sûr… sauf pour le parieur qui a tout misé dessus.
Il s’agit donc pour le parieur de bien sentir la course : l’opposition est-elle relevée, y a-t-il un risque pour qu’il y ait une lutte à l’arrivée qui soit jugée trop sévère par le jockey ou driver pour aller au bout ?
En revanche, dans le cas d’un lot « à sa portée », le « cheval estimé par son entourage » doit figurer parmi les bases de jeu.
D’une manière générale, ce genre de concurrent bénéficiant d’un regard particulier de son entraîneur est plus souvent que les autres engagé à bon escient, et a plus de chances, a priori, de figurer souvent à l’arrivée… Mais il ne faut pas oublier que le jour où ça « bardera », on ne lui demandera pas un exploit, il sera préservé pour le coup d’après.

Roquépine gagnait parce qu’elle était ferrée

Par tarzan le 20 août 2010

Là, chers amis, je vais vous parler d’un temps qui remonte bien avant la pratique du déferrage des chevaux. Mais il n’empêche, savoir qu’il fallait « en rajouter » sous les pieds de la jument pour tempérer ses ardeurs, ça fait bizarre non ? Et surtout, qu’avec ses semelles de plomb, elle savait marcher sur tous ses adversaires. C’est pourtant l’histoire de Roquépine, jument française d’exception qui domina le trot mondial de 1966 à 1968.
Née en 1961, Roquépine est restée sans nom pendant presque une année, avant d’être affublée de son patronyme, non pas en hommage à la commune du Gers, mais en celui de feu le marquis de Roquépine, qui donna notamment son nom à une rue proche du siège de la société d’encouragement du trot français.
Roquépine était entraînée par Henri Levesque (hé oui, la génétique fonctionne très bien aussi pour les êtes humains, n’est-ce pas Pierre Levesque ?), et a donc débuté sa carrière par un grand nombre de fautes. D’où cette obligation, qui lui sera conservée toute sa carrière, de la lester, carrément, au niveau des ferrures : seul cet artifice pouvait la remettre dans les allures du trot. Menée à la drive tantôt par son entraîneur, tantôt par Jean-René Gougeon, elle s’est forgée un palmarès incomparable principalement sur ses années de 5, 6 et 7 ans. Elle a ainsi remporté trois fois le prix d’Amérique (1966, 67 et 68), deux fois l’Elitloppet en Suède (1966 et 1967), plusieurs prix en Italie ou même en Allemagne, le grand critérium de vitesse de la Côte-d’Azur en 1968, et on en passe… Mais sans oublier de mentionner qu’elle termina en tête des trotteurs européens au cours de ces trois années (en remportant donc le grand circuit européen), et mondiaux en 1967 et 1968 à la faveur de deux succès aux Etats-Unis également.
En tout, en 56 courses, elle a gagné 26 fois et obtenu 15 places. Elle a terminé sa carrière avec des gains s’élevant précisément à 4 713 760 francs, une somme pour le moins rondelette si l’on se replace plus de 40 ans en arrière.
Après une année 1968 où elle termina chahutée par ses plus jeunes adversaires, Roquépine fut envoyée au haras. Là aussi, elle se montra tout aussi merveilleuse que sur les pistes, puisqu’elle donna naissance à l’un des étalons les plus célèbres en France, Florestan. En revanche, elle ne connaîtra que quatre poulains, décédant lors d’un avortement, en 1974.
Aujourd’hui, hommage est rendu à Roquépine à travers un prix qui porte son nom, disputé fin janvier, début février à Vincennes, un groupe II (de haut niveau donc) réservé aux pouliches de trois ans. C’est bien le moins que le trot français pouvait faire pour celle qui fut peut-être sa gagnante la plus convaincante, semelles de plomb obligent…

Mon astuce pour jouer les écuries

Par tarzan le 19 août 2010

Cela date un peu, mais je vous ai déjà parlé des chevaux qui font écurie dans une course. Pour rappel en deux mots, il s’agit de chevaux regroupés sous une appellation alphanumérique, E1 le plus souvent, ou E2, E3, etc. s’il y plusieurs écuries dans la même course. Ces écuries ont particularité d’être gagnantes pour peu que l’une de ses composantes l’emporte. Exemple : le 2, le 4 et le 12 font écurie. Le 12 gagne, mon pari est gagnant si j’ai joué en simple gagnant le 12 bien sûr, mais aussi le 4 ou le 2.
Pour le parieur, l’énorme intérêt des écuries est d’assurer le coup, puisqu’il multiplie ses chances de gains grâce au nombre de participants. Moi, j’adore jouer dans ces courses, et jouer une écurie bien représentée en nombre (au moins trois chevaux) et en qualité (l’un, au moins, des concurrents de l’écurie figure parmi les favoris). Et je joue, en simple gagnant-placé, un cheval de l’écurie bien sûr, mais pas le favori. En d’autres termes, je joue un outsider de la course, et je me couvre avec un jeu gagnant, là où d’habitude on se couvre avec un jeu placé.
Pourquoi ? Parce que je me dis que si j’étais l’entraîneur d’un cheval presque sûr à la gagne, je ne m’amuserai pas à aligner des compagnons d’écurie dans la même course, ce qui a pour effet de faire baisser sa cote. En revanche, avec des chevaux qui travaillent ensemble avant les courses, l’entraîneur peut savoir comment son outsider peut battre son favori, et donc essayer de reproduire ces conditions en course… Ce qui ne marche bien sûr pas à tous les coups, par la simple présence d’adversaires susceptibles de changer le rythme de la course.
Mais pour le parieur que je suis, cette manière de jouer marche pas mal. Il suffit que le favori gagne pour que je rembourse mes enjeux, et si l’outsider que j’ai choisi arrive, il me donne un bon bénéfice…

Notre photo : deux chevaux de la même écurie qui font l’arrivée ensemble, cela arrive finalement assez souvent.

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Moi Tarzan, joueur depuis de longues années, je suis là pour vous donner toutes les clefs pour comprendre le monde passionnant du turf et échanger quotidiennement avec vous !

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