Ce dimanche se court un groupe III de haut niveau à Auteuil, le prix du Président de la République. Il s’agit d’une course dure et sélective, un steeple-chase long de 4 700 mètres (c’est-à-dire plus bien plus long que la moyenne des épreuves d’Auteuil), pour laquelle les postulants sont nombreux, et donc les combinaisons aussi.
Il s’agit du 111e prix du Président de la République, la course étant née dès 1895. Pour le parieur, il me semble que cette course est trop âpre pour permettre à un outsider y venant en dilettante de s’illustrer. Mais il est vrai aussi que de tels « dilettantes », il n’y en aura que fort peu au départ. Car c’est un certain prestige qui accompagne cette course, considérée comme l’un des rendez-vous majeurs de l’obstacle.
Allez, je vais me livrer un peu. Personnellement, j’ai un faible pour Deus ex Machina, très bon l’année dernière et particulièrement véloce depuis le début de saison. Cela étant, il ne sera que l’un des 20 partants au départ de la course, très ouverte. Il me paraît plus important que jamais de vérifier les aptitudes de chacun sur grande distance (que découvrira mon chouchou, la seule inconnue le concernant) et à Auteuil (grâce à notamment), les interviews ou pronostics que l’on peut dénicher de ci de là ne pouvant donner qu’une idée sur l’état de forme des concurrents.
Oh un détail ! Vous remarquerez que les 20 partants, sans aucune exception, sont des hongres. De là à penser que le futur Président de la République… Mais non, halte aux rumeurs, place aux jeux !
Président de la République, ça se mérite !
Photo de la semaine : Quemeu d’Ecublei devient une valeur sûre
Quemeu d’Ecublei enchaîne les victoires au trot monté tout en montant régulièrement de catégorie. Le samedi 10 avril, dans un groupe II, il battait avec une avance conséquente des spécialistes tels Or de Jade ou Nègre du Digeon. La grande facilité de cette victoire en appelle d’autres, pour une série en cours déjà impressionnante : sept victoires d’affilée au trot monté ! Son seul défaut, être un hongre, et donc n’avoir pas toutes les courses ouvertes à son engagement ; on ne le verra jamais, par exemple, au départ du prix du Cornulier. Mais pour le parieur, il représente une aubaine : s’il rapporte désormais peu, il est toujours à l’arrivée !
Tout ce qu’il faut savoir sur Saint-Galmier
Le Grand national du trot 2010 (GNT) s’arrête aujourd’hui à Saint-Galmier, hippodrome de la Loire à proximité de Saint-Etienne. Le GNT, c’est ce tour de France des hippodromes qui permet à chaque fois de faire connaissance avec l’activité hippique de province, toujours foisonnante. Localement, le passage de cette épreuve reine entraîne une surabondance d’enthousiasme et d’animations.
C’est encore le cas ce jour, puisqu’une salle dédiée à Jean Thomas, ancien président de la société gérant l’hippodrome, sera inaugurée en marge de l’épreuve hippique. La sixième course du programme porte d’ailleurs le nom de prix Jean Thomas.
Pour le parieur, il y a deux ou trois choses à connaître sur la piste. Primo la ligne droite est plutôt courte. Donc, un cheval attentiste qui ne ferait que la ligne droite peut parvenir à remonter une partie du peloton, mais jamais son ensemble : au mieux, il terminera troisième, il ne gagnera pas. Secundo il y a une légère dénivellation, à peine perceptible à l’œil mais bien réelle, dans le virage qui suit cette ligne d’arrivée : de fait, un cheval voulant passer en troisième épaisseur à cet endroit doit fournir bien plus d’efforts qu’il n’y paraît, et le paye, quasi systématiquement, ensuite. Si l’on rapproche ces deux éléments, on se rend compte qu’il veut mieux partir devant. De fait, il est rare qu’il y ait de grosses surprises à Saint-Galmier, le meilleur cheval du premier échelon est là presque à chaque fois (à moins d’être victime d’un incident de course bien sûr).
Les bons chevaux, d’une manière générale, trouvent un bon terrain d’expression sur cette piste rapide. Alors j’y vais de mon petit conseil pour la journée (au passage, ne regardez pas que le quinté, la quatrième course notamment semble alléchante) : ne spéculez pas trop sur les chevaux du second échelon, assurez le coup avec les bons chevaux du premier, ça ne devrait pas trop mal se passer.

