Non, rassurez-vous, il ne s’agit pas d’une invitation inavouable pour le locataire de l’Elysée. Le jour du prix du Président de la République, Zeturf offre une à ses parieurs, à se partager entre ceux qui auront trouvé quatre trios dans la réunion. De quoi donner envie de s’intéresser à cette épreuve, et aux autres courses du jour non ?
Le prix du Président de la République est un groupe I de trot monté, donc une course majeure pour cette discipline, réservée aux chevaux de 4 ans. L’année dernière, Rombaldi l’avait emporté avec Matthieu Abrivard sur son dos en établissant le nouveau chrono record de l’épreuve en 1’13’’4, bien sûr excellent compte-tenu de la distance de 2850 mètres !
Le même jour (le dimanche 20 juin 2010), dans la même réunion, et comptant donc pour la promotion proposée par Zeturf, deux autres groupes I se courent, au trot attelé cette fois, le prix d’Essai d’une part et le prix René Ballière d’autre part. Autant dire que le plateau sera d’une très grande qualité ce jour-là, et que les parieurs pourront donc établir leurs jeux en se fondant sur des bases solides.
Autant en profiter pour jouer quelques trios…
Le Prix de Diane 2010 était l’attraction de ce dimanche 13 juin à Chantilly. Ce sont deux juments entraînées par Alain de Royer Dupré pour le compte de l’écurie Aga Khan qui ont assuré le couplé gagnant, avec la victoire d’une déconcertante facilité de la favorite Sarafina (montée par Christophe-Patrice Lemaire), et la deuxième place de Rosanara. Pour ce groupe I mythique, mettant aux prises les toutes meilleures pouliches de 3 ans, le suspense n’aura duré que jusqu’à l’entrée de la ligne droite, tant Sarafina a dès lors dominé ses adversaires. Comme pour les spectatrices présentes en tribunes, elle mérite un coup de chapeau !
Ah, voilà une expression du jargon hippique que l’on peut mal interpréter quand on la découvre pour la première fois : « Le cheval qui court battu ».
Quand un jockey ou un driver qui balance avant une course « Ce coup-ci, je vais tenter de courir battu », c’est sûr que ça ne paraît guère rassurant pour le parieur ! Mais il faut se détromper : il ne s’agit pas là de l’intention d’être battu, mais d’une manière de courir. En l’occurrence, « courir battu » signifie que le cheval ne mènera pas la course, qu’il restera bien à l’abri dans un sillage (ou « dans un dos », autre terme du jargon hippique) jusqu’au dernier moment, mais ça ne l’empêchera pas alors de se décaler pour tenter de venir ajuster le plus d’adversaires possible sur la dernière ligne droite. Cette tactique peut être employée avec de bons chevaux, mais qui n’ont pas la carrure suffisante pour dominer une course du début à la fin. Un tel cheval ne figurera jamais parmi les trois premiers avant les 300 derniers mètres.
Evidemment, cela comporte des risques : d’une part le cheval peut tout à fait refuser de faire l’effort final, d’autre part sa trajectoire idéale d’alors peut se retrouver encombrée par nombre de chevaux, à l’inverse de lui, sur le déclin. Il faudra donc, dans ce dernier cas, réussir à zigzaguer, ce qui n’est pas toujours possible. Néanmoins, qu’on se le dise, « courir battu » ne signifie pas « abdiquer », loin s’en faut !
Moi Tarzan, joueur depuis de longues années, je suis là pour vous donner toutes les clefs pour comprendre le monde passionnant du turf et échanger quotidiennement avec vous !