Grand critérium de vitesse, encore Meaulnes ?

Par tarzan le 9 mars 2010

Meaulnes du Corta, qui a souvent connu des délicatesses avec ses jambes et qui aurait donc pu étoffer davantage son palmarès avec plus de chance de ce côté-là, reste LE grand champion en activité. Son année 2010, sa dernière saison en France puisqu’il est atteint par la limite d’âge, est d’ailleurs superbe : 2e du prix de Bourgogne, 3e du prix d’Amérique (seul favori à n’avoir pas déçu ce jour-là), vainqueur du prix de France… et la série n’est sans doute pas terminée, puisque ce prochain dimanche 14 mars, il sera au départ du Grand critérium de vitesse 2010, qui se déroule à Cagnes-sur-Mer, sur la distance de 1609 mètres, soit la plus courte utilisée en France.
Ce sera l’événement de la mi-mars, avec d’ailleurs une promo pour l’occasion proposée par Zeturf, sous la forme d’une cagnotte, soit 5000 euros à partager entre les parieurs qui auront trouvé au moins quatre trios ce jour-là… Hé bien moi je vous donne déjà une base, Meaulnes du Corta (d’ailleurs tenant du titre) fera partie du trio pour la course du Grand critérium de vitesse.
Il peut toutefois être battu, car l’adversité est de qualité. En attendant la confirmation des pré-engagements, Nouba du Saptel (avec Jos Verbeeck à son sulky pour la première fois), Premiere Steed ou encore les étrangers Simb Chaplin, Brioni ou Lisa America figurent sur la liste des partants.
Attention, ça va aller vite !

Le poulain bien né

Par tarzan le 8 mars 2010

Imaginez que l’on dise la même chose pour les êtres humains, quelle bronca ! Dire de tel garçon ou telle fille qu’il (elle) est « bien né(e) », cela sous-entendrait soit du sang noble qui est passé de mode, soit une manipulation génétique, ce dont notre société ne veut en aucun cas…
Pour les chevaux de course, en revanche, la recherche de la performance par le bon choix des parents est constante. Avant même de n’avoir jamais couru, certains poulains « bien nés » atteignent des sommes extravagantes dans les ventes. En ce qui concerne les parieurs, ils liront souvent cette expression dans les courses pour jeunes chevaux et autres inédits. Un poulain « bien né », c’est-à-dire issu de parents qui ont soit fait leurs preuves en courses, soit montrer leurs qualités de géniteurs, aura de fait des chances accrues dans une course pour inédits. En même temps, la génétique fait aussi l’objet de spéculations. On estime ainsi que l’association de ces deux parents doivent donner un magnifique poulain, ce qui ne se vérifie pas automatiquement sur les champs de course. Il y a des confirmations, mais aussi des déceptions.
Ah, au passage, savez-vous qu’une dose bien ajustée de consanguinité est appréciée dans l’élevage de purs-sangs ? On appelle cela les « inbreeding » (terme anglais signifiant consanguinité justement). L’arbre généalogique (on appelle cela le « stud book » chez les chevaux) de certains champions comporte ainsi, trois ou quatre générations en arrière, les mêmes étalons. L’objectif d’un tel élevage est bien sûr de retrouver au maximum les qualités de l’ascendant en question.
Décidément, ce qui est déconseillé fortement pour la race humaine est largement pratiqué chez les chevaux de course…

Katko, la référence de l’obstacle

Par tarzan le 6 mars 2010

Vous ne trouvez pas que l’on parle trop peu de sauteurs dans notre rubrique « chevaux de légende » ? Certes, la discipline est ingrate, les champions confirmés y sont rares car le sport a ses dangers, et qu’une chute peut éloigner durablement un cheval des hippodromes. Il n’empêche, le mérite n’en est pas moindre, peut-être même au contraire supérieur !

Donc, aujourd’hui, parlons haies !

Et s’il est un champion dont il faut parler en obstacles, c’est bien sûr de Katko. Il a couru à 35 reprises, n’a jamais chuté, gagnant 20 fois et se plaçant 9 fois, avec notamment trois Grand Steeple-chase consécutifs (1988-89-90), le prix La Haye Jousselin (1989), ou encore le prix Ingre à deux reprises (1988-89)… Et j’en passe ! Entraîné par Bernard Sécly, il connut deux jockeys : d’abord Dominique Vincent puis Jean-Yves Beaurain.

Au-delà de ce palmarès exceptionnel, j’ai trouvé une petite vidéo, ici, montrant la maniabilité du cheval à l’entraînement. Evidemment, ça aide aussi en course ! Tactiquement, avec lui, c’était assez simple : Katko était puissant, il aimait mener et donc il « suffisait » d’attendre que ses adversaires s’essoufflent.
Décédé en 2002, il voit son squelette figurer désormais au musée d’Auteuil. Katko était considéré comme l’un des plus sérieux postulants au titre de « cheval du XXe siècle ».

QUI SUIS-JE ?

Moi Tarzan, joueur depuis de longues années, je suis là pour vous donner toutes les clefs pour comprendre le monde passionnant du turf et échanger quotidiennement avec vous !

En savoir plus