Le long déplacement

Par tarzan le 27 mars 2009

Pour faire le papier d’une course (lire ici), il est parfois très utile de regarder l’ensemble des courses qui composent la réunion hippique. Une observation fine peut ainsi mettre en lumière l’engagement unique d’un entraîneur, ou d’un jockey. Quand un jockey (ou driver) de renom se déplace pour ne courir qu’une course, cela signifie que cette course est visée. De même quand un entraîneur ne vient qu’avec un cheval, parfois en ayant traversé la France (ou en venant de Suède ou d’Allemagne pour un trotteur, ou d’Outre Manche ou encore d’Allemagne pour un galopeur ou un sauteur), ce n’est pas pour repartir bredouille.
Cette règle vaut également quand il n’y a que deux chevaux de l’entraîneur dans la réunion : car une règle du transport de nos équidés sportifs veut qu’on en « mette deux dans le camion », la compagnie qu’ils s’offrent l’un à l’autre les rassurant et les faisant mieux voyager. Dans ce cas, très souvent, un cheval se déplace en visant une course, et l’autre n’est là que pour courir et s’échauffer pour sa course suivante : il faut donc bien savoir identifier le leader de l’écurie avant de parier sur le bon.
Je suis personnellement toujours particulièrement méfiant envers les chevaux allemands dès qu’ils dépassent le cadre de l’hippodrome de Strasbourg. Leurs entraîneurs sont adroits, leurs jockeys et drivers aussi… D’ailleurs, pour moi, un cheval allemand qui se déplace avec son jockey ou driver devient de fait une base de jeu, quelle que soit sa cote

Notre photo : le 7 mars, le cheval allemand Thalamon remporte la course du quinté à Saint-Cloud avec son jockey Andrasch Starke.

L’observation du canter ou du heat d’échauffement

Par tarzan le 26 mars 2009

Pour ceux qui ont l’image ou la possibilité de se rendre sur place, l’observation de l’échauffement des trotteurs peu de temps avant leur course est souvent riche d’enseignements. Je me souviens avoir retiré mes billes une fois en voyant « mon » cheval suer de manière invraisemblable, jusqu’à en avoir de l’écume sortant de la bouche. Magnifique au papier, restant sur une belle série, il se montrait d’un coup très nerveux à l’image et faisait craindre le pire… Et un quart d’heure plus tard, effectivement, il se montrait fautif dès les premiers mètres !
Les heats d’échauffement méritent donc le coup d’oeil. Pas seulement pour montrer le cheval nerveux, mais aussi les autres fautifs, ou ceux qui, à l’inverse, gambadent joyeusement.
Au passage, on utilise aussi, de manière impropre étant donnée la traduction littérale (« petit galop d’essai »), le mot « canter » pour ces échauffements. Dans le jargon hippique, dire qu’un cheval gagne « dans un canter » signifie qu’il termine à sa main, sans forcer, après avoir fait la différence bien avant la ligne d’arrivée. Une expression parlante, qui montre comment doit se comporter un cheval lors de ce canter : avec calme, sans forcer, beau d’allures…

Le GNT 2009 passe par Marseille

Par tarzan le 25 mars 2009

L’hippodrome de Marseille Borely accueille aujourd’hui la troisième étape du Grand national du trot (GNT) 2009. Cette piste « corde à gauche » (lire ici) n’est longue que de 1375 mètres, ce qui signifie qu’elle tourne souvent, que la ligne droite est relativement courte… Et qu’il est important à savoir pour les parieurs qu’un cheval revenant de l’arrière devra être vraiment plus fort que ceux devant lui, puisqu’il devra passer à l’attaque y compris dans un virage.
Les chevaux du premier échelon (lire ici), même s’ils sont les plus faibles, sont donc réellement avantagés par le profil de la piste, et il est de bon ton de penser à de possibles surprises à belle cote de ce côté, surtout avec les spécialistes locaux qui connaissent la piste par cœur (les Marseillais, de sang ou de cœur, s’appellent Guelpa, Briand, Gout, Gazengel, Cinier, Ensch, Peltier, ou même le Belge Martens).
Comme à toute étape du GNT, il faut donc d’une part vérifier le classement général et voir les partants qui assureront une place pour marquer des points, et d’autre part intégrer des chevaux locaux, habitués de la piste, et drivés en conséquence…
Ce n’est jamais évident, mais un savant mélange peut ainsi donner droit à des rapports savoureux. Personnellement, dans ces cas-là, je prends en bases les chevaux qui visent les points, et en champ réduit tous les locaux du premier échelon (plus éventuellement un ou deux autres à ne pas oublier). Mais à chacun sa méthode !

Notre photo : la victoire de Objectif Royal à Marseille Borely en 2008.

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