C’est une habitude en France, mais dans d’autres pays aussi (avec malheureusement l’absence d’une harmonisation ne serait-ce qu’européenne à ce niveau) : l’initiale du nom d’un trotteur correspond à son année de naissance.
Ainsi, pour être concret, les chevaux dont l’initiale est un O sont nés en 2002, et ont donc aujourd’hui 7 ans (c’est le cas de Offshore Dream, double vainqueur du Prix d’Amérique, par exemple). Communément, dans le jargon hippique, on les appelle les « O », et tout le monde comprend qu’il s’agit des chevaux de 7 ans. Idem bien sûr pour les « P » (comme Paris Haufor, par exemple), qui sont donc nés en 2003 et ont 6 ans. Les « Q » sont nés en 2004 et ont 5 ans. Et ainsi de suite…
C’est aussi une facilité pour se repérer dans une course regroupant des trotteurs de plusieurs âges : les plus jeunes sont ceux qui ont comme initiale la lettre la plus proche de la fin de l’alphabet.
Mais attention à un piège ! Comme je l’écrivais entre parenthèses plus haut, si l’Italie (pour citer un exemple précis, mais j’aurais pu citer la Suède, ou un autre pays) a choisi le même principe de la lettre initiale, on n’en est pas au même niveau de l’alphabet entre la France et l’Italie. Les « G » italiens correspondent aux « P » français… D’où parfois des « intrus » au sein de pelotons réservés à des chevaux du même âge : quand un cheval n’a pas la même initiale que les autres, c’est soit qu’il fait le déplacement depuis l’étranger pour la course, soit qu’il a été acheté à l’étranger (et dans les deux cas, il vaut mieux s’en méfier !).
Ah, l’harmonisation européenne, c’est tout un programme !

(cc) takomabibelot

Publié par Tarzan

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