Jargon Hippique — 28 juin 2010

Par moments, je me surprends à constater que certaines expressions « évidentes » du jargon hippique ne figurent pas encore dans cette rubrique. En voilà une, et une belle : le trouble-fête en puissance. Vous avez obligatoirement déjà entendu ou lu cette expression venant d’un pronostiqueur. Le trouble-fête en question, à mon sens, porte très mal son nom. Car il s’agit d’un cheval partant à grosse cote, et néanmoins capable de s’immiscer au milieu des favoris. Donc, pour le parieur, il s’agirait plutôt d’une aubaine susceptible de faire monter les rapports !
Question essentielle : comment le jouer ? Car s’il part à grosse cote, ce n’est pas pour rien non plus, c’est bien parce qu’au départ, ce cheval ne présente pas autant de garanties que les favoris. Soit parce qu’il est plus intermittent, que sa forme n’est pas démontrée par ses résultats récents. En revanche, le pronostiqueur le présente comme un trouble-fête pour une raison souvent subtile : bien que restant sur plusieurs contre-performances le cheval retrouve un parcours qu’il apprécie, ou a bien réussi l’année précédente dans la même course, ou présente une ligne qui inspire à le regarder (par exemple il a battu un concurrent ayant battu les favoris du jour).
En résumé, il peut rapporter gros, mais ne peut en aucun cas être considéré comme un coup sûr. Moi, un cheval de ce type, j’aime beaucoup le jouer, mais « mollo ». En simple ou en ZeCouillon sans forcer la mise, ou en l’intégrant dans un combiné avec les favoris pour un trio ou un Ze4. Mais à chaque fois, sans exagérer non plus : ce n’est pas la peine puisque, s’il arrive, sa seule présence rapporte.

Publié par Tarzan

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