Jargon Hippique — 01 mars 2010

Vous l’avez sans doute remarqué, nombreux sont les pronostiqueurs qui affublent leurs pronostics d’un cheval supplémentaire (voire plusieurs parfois), qu’ils appellent « le regret ». Dans leur esprit, ce cheval est celui qui les gêne, qui peut les empêcher d’avoir proposé un pronostic parfait. En même temps, ils l’estiment insuffisamment bon, ou insuffisamment régulier plutôt, pour figurer dans leur sélection.
Il existe des superstitions à propos du regret : j’ai déjà entendu des turfistes dire qu’il fallait toujours rajouter le regret donné par leur journal local en fin de combinaison. J’en connaissais même qui tenaient des stats du regret en question et lui trouvaient de meilleurs résultats (compte-tenu de la cote aussi) que le favori du même journal…
Et de fait, je dois constater que le regret attire davantage l’œil que, par exemple, le dernier cheval de la sélection dont il est exclus. Parce qu’il est mis à part, il est plus lisible qu’en queue de liste. Donc, souvent, presque naturellement, le parieur s’arrête sur ce cheval, et commence à appréhender ses chances.
Moi-même j’ai eu une époque où j’avais tendance à le jouer presque systématiquement. Bon aujourd’hui, je préfère faire le papier selon mes propres critères plutôt que de m’arrêter à ceux d’un autre, mais tout turfiste accompli passe par une lecture des pronostics avant de jouer sa propre sélection…
En fait, je vais vous dire, j’ai un regret, c’est de ne plus le jouer, ce regret. C’était fun, finalement, de jouer en étudiant de moins près aussi !

Publié par Tarzan

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