Jargon Hippique — 12 avril 2010

Une expression est à la mode avec les premières percées du soleil printanier (et bientôt estival) : le raffermissement des pistes. Il s’agit ni plus ni moins d’une évolution de l’état du terrain. Avec les pluies, le terrain a tendance à être souple, ou très souple, voire collant ou lourd. Quand les pluies cessent, à l’inverse, le terrain sèche, et c’est cela que l’on appelle le raffermissement des pistes.
Cette indication est d’importance, particulièrement pour les épreuves de galop (plat et obstacles), car nombreux sont les chevaux spécialistes des pistes asséchées, on parle alors de terrain léger, ou même de terrain sec. Contrairement aux spécialistes des terrains lourds qui ont leur qualificatif (on les appelle les nageurs), ceux des terrains secs n’ont pas d’appellation particulière. Mais ils n’en sont pas moins, soit uniquement bons dans ces conditions, soit meilleurs que d’habitude.
J’ai déjà eu l’occasion de vous parler à plusieurs reprises de l’état du terrain. C’est au moment où les changements s’opèrent que les parieurs ont les meilleurs chances de réaliser un joli coup : en effet, les chevaux spécialistes restent soit sur une longue absence, soit sur des performances en demi-teinte, ils sont donc souvent alléchants à la cote. Alors qu’en pleine saison, quand tous les concurrents ont montré récemment leurs aptitudes, les cotes deviennent bien plus petites, donc moins attractives.
Un petit risque à prendre certes, mais ça fait partie du jeu !

Publié par Tarzan

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