Voilà une course originale, car il s’agit de l’un des rares groupes I disputé en Europe sur une distance aussi courte, en l’occurrence les 1300 mètres de ligne droite de Deauville. Je ne sais pas qui était ce Maurice de Gheest à qui l’on doit le nom de la course (j’ai pourtant cherché sur le net, sans succès), mais une chose est sûre, l’édition 2010 de son prix, qui se courra le dimanche 8 août, promet énormément.
Plusieurs chevaux semblent ainsi avoir été préparés spécifiquement pour cette course par leur entraîneur (à l’heure où cet article est rédigé la liste des partants n’est pas encore connue, j’ai juste relevé les intentions émises ces dernières semaines par les uns ou les autres), tels Varenar (quatrième l’an dernier, entraîné par Alain de Royer-Dupré), Alverta (jument australienne récente troisième à Newmarket d’un groupe I relevé sur 1200 mètres, le Darley July Cup), ou encore War Artist (également Alain de Royer-Dupré)… Tandis que le « phénomène » de cette course, Marchand d’Or, trois fois vainqueur en 2006-2007-2008 (il était blessé en 2009), pourrait revenir sur le théâtre de ses exploits, en espérant que sa santé le lui permette. Entre-temps, il a changé d’entraîneur, passant de Freddy Head à Mikael Delzangles, mais on connaît l’à-propos de ce dernier pour ce genre d’engagement : s’il est effectivement au départ, Marchand d’Or sera à nouveau prêt à gagner !
Et pour un Marchand d’Or, je connais quelques acheteurs… N’est-ce pas amis parieurs ?
Notre photo : la dernière victoire de Marchand d’Or dans le prix Maurice de Gheest, en 2008.
Publié par Tarzan

A.
Maurice de Gheest a été un des présidents de la société de courses de Deauville et comme propriétaire, il a gagné trois fois le Grand Prix de Deauville, raisons pour lesquelles une épreuve a été créée portant son nom, deux ans après sa mort.
Pour ce qui est de l’édition 2010 encore convoitée par des britanniques, elle est pour le moins hétérogène, mais d’un niveau relativement moyen.
Pour MARCHAND D’OR, eu égard à ses deux dernières performances moyennes, difficille de dire si les carottes sont cuites pour les couleurs Giral. Il a été toutefois engagé dans la Sprint Cup à Haydock en septembre.
En matière de sprint classique, n’ oublions l’ Abbaye de Longchamp (également très prisé par les britanniques) qui, comme on l’oublie souvent, est la seule épreuve de ce niveau à être ouverte aux 2 ans.
J’en profite pour rectifier une petite erreur relative au Jockey Club. En effet, le derby est ouvert aux pouliches (souvenez-vous NATAGORA).
Permettez-moi de saluer l’initiative de ces chroniques qui permettent de sensibilliser les turfistes au monde hippique, ce qui n’est pas si souvent fréquent. Gageons que cette intiative soit plus largement suivie ici (ou ailleurs) afin de mener les apprentis turfistes hors des sentiers de l’anecdote pour se plonger plus avant dans un milieu qui mérite beaucoup mieux que les commentaires indigents comnunément observés sur les sites référents.
Par ailleurs sur l’histoire des courses, je ne saurais incité les nombreux lecteurs qui visitent vos chroniques à satisfaire leur curiosité en se procurant de toute urgence le dernier livre de Guy Thibault UN AUTRE REGARD SUR LES COURSES (datant de 2007) ou alors de relire les chroniques savoureuses de Jean Trarieux ou celles de Michel Morice (disponibles sur le net).
tarzan
Merci pour ce témoignage, nous avoir dit qui était Maurice de Gheest, mais aussi les ouvertures d’esprit que vous ouvrez vers d’autres horizons.
Effectivement, ici, j’essaye modestement de montrer l’intérêt de certaines courses, mais sans avoir, à la base la connaissance encyclopédique que peuvent revendiquer quelques personnages comme ceux que vous citez. Je glane mes infos sur le net, je complète l’une avec l’autre ce qui me permet aussi de les recouper et d’éviter de dire les mêmes bêtises qu’un éventuel affabulateur, mais je n’ai pas la prétention de la connaissance parfaite des courses.
Concernant le Jockey Club, effectivement, j’ai vérifié, contrairement à une idée reçue il n’est pas réservé aux mâles, mais tombe de telle façon dans le calendrier que les entraîneurs préfèrent diriger leurs femelles vers le prix de Diane… avec des exceptions, comme celle que vous citez. Merci de cette précision.