Pour faire le papier d’une course (lire ici), il est parfois très utile de regarder l’ensemble des courses qui composent la réunion hippique. Une observation fine peut ainsi mettre en lumière l’engagement unique d’un entraîneur, ou d’un jockey. Quand un jockey (ou driver) de renom se déplace pour ne courir qu’une course, cela signifie que cette course est visée. De même quand un entraîneur ne vient qu’avec un cheval, parfois en ayant traversé la France (ou en venant de Suède ou d’Allemagne pour un trotteur, ou d’Outre Manche ou encore d’Allemagne pour un galopeur ou un sauteur), ce n’est pas pour repartir bredouille.
Cette règle vaut également quand il n’y a que deux chevaux de l’entraîneur dans la réunion : car une règle du transport de nos équidés sportifs veut qu’on en « mette deux dans le camion », la compagnie qu’ils s’offrent l’un à l’autre les rassurant et les faisant mieux voyager. Dans ce cas, très souvent, un cheval se déplace en visant une course, et l’autre n’est là que pour courir et s’échauffer pour sa course suivante : il faut donc bien savoir identifier le leader de l’écurie avant de parier sur le bon.
Je suis personnellement toujours particulièrement méfiant envers les chevaux allemands dès qu’ils dépassent le cadre de l’hippodrome de Strasbourg. Leurs entraîneurs sont adroits, leurs jockeys et drivers aussi… D’ailleurs, pour moi, un cheval allemand qui se déplace avec son jockey ou driver devient de fait une base de jeu, quelle que soit sa cote
Notre photo : le 7 mars, le cheval allemand Thalamon remporte la course du quinté à Saint-Cloud avec son jockey Andrasch Starke.
Publié par Tarzan
