Si, si, tout à fait. Parfois, la conduite savante en course des jockeys ou des drivers peut être comparée à un coup de maître lors d’une partie d’échecs. Le cavalier n’est sans doute d’ailleurs pas l’emblème de la pièce de ce jeu la plus étrange par hasard, le mérite lui est reconnu de savoir se faufiler à travers les cases quel que soient les obstacles entre son point de départ et son objectif.
J’ai ainsi le souvenir de quelques courses réellement gagnées par le « cavalier ». Par exemple (mais ma mémoire flanche, je suis incapable de resituer précisément quand et où), Christophe Soumillon avait eu une fois la brillante idée de conduire son cheval tout seul, en dehors du peloton, sur une trajectoire « à lui », lui faisant parcourir quelques dizaines de mètres de plus que les autres, mais en meilleur terrain et lui offrant ainsi une avance indéniable au poteau. En trot, la façon dont Jean-Michel Bazire parvient à se sortir de la corde alors qu’il y paraît enfermé est souvent prodigieuse, et chacun remarquera qu’il est vraiment rarissime de le voir scotché derrière un adversaire encore au terme de la dernière ligne droite.
On pourrait multiplier les exemples, y compris avec des jockeys ou drivers moins connus mais tout aussi habiles.
Ce savoir-faire des « cavaliers » est l’une des grandes attractions des courses de chevaux. Pour rétablir des situations délicates, remonter depuis une position délicate, « remettre » un cheval au trot après une foulée de galop pour ensuite aller gagner la course… La fièvre des courses, c’est aussi ce spectacle !
Publié par Tarzan
