J’aimerais ce coup-ci attirer votre attention sur un des plus beaux gestes de l’hippisme.
Un véritable exploit qui me fait penser à un autre sport que j’apprécie beaucoup, la Formule 1 : il y a quelques années, j’avais été enthousiasmé lors d’un Grand Prix de Monaco par la performance de Michael Schumacher sortant de la route, puis repartant de plus belle pour refaire le retard pris en la circonstance et finalement l’emporter, alors qu’un autre pilote (Jean Alesi de mémoire) était sorti au même endroit et de la manière, mais avait calé et donc dû abandonner…
Pour le trot, c’est la même chose.
Le cheval est un animal, un être vivant, qui ne peut être programmé comme un robot, qui a donc des humeurs, des appréhensions, un caractère, une sensibilité à certains facteurs plus qu’à d’autres… Très souvent au cours d’une course, vous l’aurez remarqué, des chevaux se mettent au galop, devenant fautifs (lire cet article, ici).
Hé bien certains drivers particulièrement habiles parviennent à limiter ce temps de galop pour remettre leur cheval dans les allures du trot, évitant de peu la disqualification par les commissaires (trois foulées de galop sont réglementairement tolérées, à condition qu’elles aient lieu avant la dernière ligne droite).
Je n’ai jamais vu l’image décomposée en gros plan d’un cheval remis au trot, mais à chaque fois je trouve ce geste magnifique, d’arriver en un temps record à contrôler le coup de panique de la monture. Le fin du fin, évidemment, c’est quand le même cheval parvient en fin de course à rentrer dans la combinaison gagnante après avoir donc failli être éliminé bien plus tôt.
La vigilance du driver doit d’ailleurs de tous les instants dans une course, car ce n’est pas seulement en raison d’un « frottement » avec un adversaire que le cheval peut s’effrayer, mais aussi à cause d’un flash venu des tribunes, d’un oiseau volant devant lui, et on en passe…
En tout cas, quel magnifique geste, vraiment !
Publié par Tarzan
