N’avez-vous jamais entendu cette expression du jargon hippique ? « Tel cheval est très maniable ». Même si ça n’y ressemble guère (osez dire à votre conjoint(e) qu’il ou elle est « maniable » et vous verrez ! Perso, je n’ose imaginer la réaction de Jane…), il s’agit là d’un compliment. Un cheval « maniable » est en fait un cheval facile à courir, car son jockey ou driver peut adapter la tactique de course en fonction des événements tout en sachant qu’il aura du répondant dans les mains. Le cheval maniable sait changer de ligne, sait s’extraire d’un peloton trop touffu, sait mener aussi bien que de revenir de l’arrière…
Pour le jockey ou driver, c’est un rêve !
Car le parcours, ce fameux parcours dont nous avons déjà parlé ici, ne ressemble finalement pas si souvent que cela aux prévisions. L’aptitude, que nous avons évoqué ici, est l’une des réponses aux aléas de la course, la maniabilité une autre.
Et elle n’est pas si évidente ! Nombre de trotteurs partent à la faute quand on leur demande à la fois d’accélérer et de changer de ligne. Le trotteur maniable saura mieux que les autres compenser un handicap initial de 25 mètres, contourner le peloton, ou venir « sur une pointe » dans la dernière ligne droite…
Je regardais un quinté tout récemment, remporté par Uriah Boko, alors qu’il partait en position défavorable, en deuxième ligne derrière l’autostart (lire ici), à l’extérieur. Avant la course, son driver Pierre Vercruysse prévenait : « Mon cheval est maniable »… C’était une indication de premier choix pour les parieurs !
Notre photo : le 25 juin 2009, Uriah Boko l’emportait, en bon cheval maniable !
Publié par Tarzan
