Jargon Hippique — 03 mai 2010

Non, le cheval délicat n’est pas celui qui pense à vous offrir des fleurs le jour de votre anniversaire.
Le terme « délicat », ici, n’est pas pris dans le sens de la « grande finesse », mais plutôt dans ceux soit de la  « fragilité », soit de l’aspect « difficile à gérer ». Ainsi, lorsque vous lisez en présentation d’une course qu’un cheval est délicat, cela signifie soit qu’il se blesse facilement et qu’il est donc difficile de lui demander d’aller à son maximum (encore que, il existe un exemple célèbre de cheval délicat : Meaulnes du Corta, qui possède tout de même un palmarès magnifique), soit qu’il a un caractère tel qu’il peut, en prenant l’exemple du trot, se mettre à la faute rapidement.
Par conséquent, pour le parieur, en dehors de très rares exceptions comme celle citée plus haut, il n’est pas recommandé de prendre en base un cheval délicat. De même que l’on dit d’un sportif de haut niveau qu’il peut être en « délicatesse » avec une articulation (donc douloureuse), on dira d’un cheval qu’il est délicat pour expliquer qu’une contre-performance éventuelle ne serait pas due à sa valeur intrinsèque, mais à cette fragilité, physique ou de caractère. En même temps, à bien y réfléchir, cela sous-entend que la valeur intrinsèque en question n’est pas à remettre en cause, donc qu’elle est bonne… Autant dire que le cheval peut réussir comme échouer ! Ce qui ne simplifie pas l’avis du parieur

Notre photo (source ici) : non le cheval délicat n’est pas celui qui offre des fleurs…

Publié par Tarzan

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