Nous évoquions récemment le cheval qui vient en épaisseur (ici) avec l’intention de contourner le peloton pour prendre la tête. Hé bien, surtout en trot, il arrive qu’une telle tactique trouve une parade : il suffit que le cheval à la corde refuse de se laisser doubler et qu’il accélère à son tour. On dit alors, selon le jargon hippique, que le leader contre l’attaquant.
Ce genre de phases de courses est toujours très spectaculaire. Voir ainsi deux (voire plus) chevaux accélérer franchement et se livrer une lutte pour le leadership, c’est vraiment magnifique… Mais parfois aussi suicidaire ! La débauche d’efforts fournie alors par les deux protagonistes peut être telle qu’ils peuvent manquer de jus un peu plus tard, quand il faudra fournir l’effort final dans la dernière ligne droite…
Ça m’est arrivé plus d’une fois, en regardant une course, de comprendre bien avant les 200 derniers mètres que deux chevaux se bagarrant ainsi allaient faiblir sur le final. On appelle cela « les circonstances de course », quasiment impossibles à prévoir pour le parieur…
En même temps, c’est aussi grâce à ces circonstances qu’un bon outsider « attentiste » (qui aura attendu la dernière ligne droite pour exprimer sa vitesse) peut venir se glisser à l’arrivée et ainsi donner de bons rapports !
Publié par Tarzan
