Jargon Hippique — 05 juillet 2010

Un terme revient souvent, mais pas toujours, je le crains, utilisé selon le sens qu’il devrait avoir. Vous lisez ou entendez ainsi que tel ou tel cheval est « appuyé à la cote ». Vous en déduisez, à juste raison, que les mises sont importantes sur lui et qu’il a donc une cote basse. Les commentateurs hippiques utilisent d’ailleurs souvent cette locution, en effet pour parler d’un cheval à la cote basse. Alors que ce n’est pas, à l’origine, la signification exacte de cette expression du jargon hippique.
Très précisément, un cheval appuyé à la cote est un cheval qui a une cote plus basse que celle que laisserait supposer sa valeur intrinsèque. Je vous cite un exemple simple : quand Jean-Michel Bazire est au sulky de n’importe quel cheval, celui-ci se retrouve presque systématiquement sous-coté alors que, malgré les qualités du driver, ce n’est pas toujours justifié du fait de la valeur réelle du cheval.
La cote est fonction des masses d’enjeux en simple gagnant sur les chevaux, et ces masses viennent parfois de critères qui échappent à une logique purement statistique. C’est d’ailleurs ce qui différencie essentiellement le pari mutuel de celui à cote fixe, le pari mutuel étant, pour mémoire, le seul autorisé en France.

Notre photo : Jean-Michel Bazire gagne souvent certes (ici avec Ramses du Noyer), mais tout de même pas toujours, alors qu’il est presque toujours favori.

Publié par Tarzan

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