L’expression prête à sourire. Ne sommes-nous pas tous en « retard de gains » par rapport au salaire que nous estimons valoir ? Ou par rapport au « gros coup » qu’on a failli touché la veille si le quatrième avait daigné finir troisième ? Pour les chevaux, c’est (un peu) différent. La valeur du cheval est comptabilisée par rapport à ses gains aux courses. Une prime est en effet allouée aux premiers des courses, prime décroissante selon l’ordre d’arrivée. Le cheval monte de catégorie au fur et à mesure qu’il engrange les gains.
Et quand un entraîneur, ou un chroniqueur turfiste, dit d’un cheval qu’il est « en retard de gains », il faut comprendre qu’il aurait dû, déjà, terminer plus souvent dans les places, et qu’il faut s’attendre à ce qu’il rattrape ce « retard ». En jargon turfiste, donc, un cheval en retard de gains est un cheval qu’il faut surveiller car il a de grosses chances de terminer dans la bonne combinaison. Lire ces quelques mots sur un pronostic ou dans une interview doit donc de fait éveiller l’attention du parieur.
Pour citer un exemple concret, je me souviens avoir entendu quelques éminents spécialistes dire que les trotteurs scandinaves, quand ils viennent courir en France, sont tous en retard de gains, car les allocations en Suède notamment sont bien plus faibles qu’en France alors que la valeur des chevaux est similaire.
Pour ne plus être, soi-même, en retard de gains !
Publié par Tarzan

Omar-say-yeah
Moi-même en gros retard de gains, j’apprécie le contenu de cette rubrique, l’exemple des trotteurs scandinaves est particuliérement intéressant pour les parieurs(es) ! Merci Maître !
tarzan
« Maître » !!!
Attention, je vais m’habituer !