Décidément, notre série « jargon hippique » semble inépuisable. Vous avez sans doute remarqué que les différents commentateurs hippiques, qu’ils soient journalistes, drivers ou jockeys, ou entraîneurs, parlent de « lot » pour figurer l’ensemble des chevaux au départ d’une course. C’est d’ailleurs la définition de ce mot, lot, en hippisme.
Mais le plus souvent, ce lot se retrouve accompagné qu’un qualificatif, on parle alors de bon lot, ou de mauvais lot. Pour un cheval, se retrouver dans un bon lot, signifie qu’il a des adversaires de valeur, par rapport à sa propre valeur, et qu’il aura donc, selon une autre expression du jargon hippique, des « excuses à faire valoir » s’il ne parvient pas à obtenir une place (compte tenu de l’adversité donc). En revanche, s’il se retrouve dans un mauvais lot, cela signifie qu’il doit figurer parmi les meilleurs de la course, avec donc des chances de l’emporter ou au moins de terminer placé.
Bon, évidemment, cette affaire de qualification des lots est suggestive et n’implique que celui qui l’utilise. Mais pour le parieur, elle reste une indication qui va au-delà du cheval intéressé : dans le cas du mauvais lot, on peut légitimement penser qu’il vaut mieux éviter de miser beaucoup dans la course, car il peut s’agir alors d’un lot à surprises.
En fait, ce que le parieur préfère, et je le comprends, c’est le cheval au-dessus du lot !
Publié par Tarzan
