Je n’ai pas pu résister longtemps. A partir du moment où une rubrique « chevaux de légende » s’ouvrait sur ZeGagnant, impossible de ne pas parler rapidement de cet incroyable champion de trot que fut Général du Pommeau, et de l’engouement formidable qu’il suscita auprès du monde hippique. Lui, pour sûr, il fut (et est toujours depuis sa retraite bien méritée) une véritable légende !
Né en 1994, Général du Pommeau a connu ses premières grandes victoires en 1997, et l’apogée en 2000 avec le Prix d’Amérique (tout son palmarès se retrouve ). Hé bien je me souviens, dès la fin des années 90, ce cheval avait son fan club, officiel. Les casquettes et tee-shirts aux couleurs de sa casaque (blanc et orange) se retrouvaient dans les gradins pour les plus belles courses, et le jour où il a gagné son prix d’Amérique, je crois que la France hippique entière avait misé au moins une pièce sur lui, tout autant pour le soutenir que pour en espérer un retour. Les turfistes étaient devenus des supporters de foot !
Cet engouement invraisemblable est dû au fait que ce cheval « sortait de nulle part » en raison de sa très petite taille par rapport à congénères (1,54 m au garrot, c’est petit pour le trot), ce qui lui valut d’ailleurs d’être délaissé dans un premier temps, et aussi par sa façon de courir : je crois n’avoir jamais vu Général du Pommeau mener une course, mais la vitesse incroyable de ses jambes dans la dernière ligne droite (un tourniquet de folie !) lui permettait de remonter n’importe lequel de ses contemporains. Je vous invite, que vous l’ayez connu ou non, à regarder ces deux vidéos, (très « générale », si j’ose écrire), et (le fameux Prix d’Amérique 2000, regardez à quelle distance finissent ses poursuivants !) : vous verrez cette vitesse de jambes qui a arraché tous les superlatifs en son temps. Et tant qu’à faire de se promener sur la toile, passez aussi par ce site, , qui lui entièrement consacré.
Depuis, il y a eu de très beaux champions, Varenne, Jag de Bellouet, Offshore Dream… mais aucun n’a su drainer autour de lui un tel déchaînement de passion.
D’ailleurs, tous ceux qui ont eu la chance de le suivre pendant sa carrière ont leur anecdote à eux. Moi, je me souviens particulièrement d’une course du GNT, à Saint-Malo, où il partait avec un handicap de 50 mètres (le maximum) sur ses adversaires et avant laquelle son entraîneur-driver, Jules Lepennetier, avait déclaré ne vouloir « courir que la dernière ligne droite » : comprenez, il s’agissait davantage d’une course de préparation et d’entretien pour lui que d’un objectif… Hé bien cette ligne droite ! Je pense qu’il devait être bon dernier d’un peloton touffu au début de cette ligne droite, et très loin des premiers. Un véritable TGV a passé ce peloton en revue pour finalement finir 3 ou 4e (ma mémoire me manque), à une foulée à peine ou deux de la victoire, ceux qui l’avaient devancé avaient eu chaud ! Et il s’agissait de bons chevaux, pas de faire-valoir !
Et vous, quelle anecdote avez-vous avec ce bon Général ?
Photos issue de ce blog, , et montre Général du Pommeau pendant et juste après sa victoire dans le Prix d’Amérique 2000.


Ce champion je l ai bien connu meme très bien connu…à tel point que j ai assisté à quasiment toutes ses courses mëme en scandinavie, il m’a fait rëver et çà a duré 8 ans. Le seul bémol à sa carrière est qu’en dehors de sa victoire au prix d Amérique 2000 il a été relativement malheureux dans au moins ceux de 2002 et 2004 ah s’il avait connu Bazire ! ! ! en 2001 il était moins bien et pourtant troisième. Je ne le remercierai jamais assez pour ce qu’il m a offert car je le répète j’étais toujours au plus près de lui. Merci mon p’tit père, comme on l’appelait