Comment, depuis tout ce temps où je recense pour vous des termes du jargon hippique, je ne vous ai pas encore parlé de l’engagement favorable ? Las, je répare de suite cette erreur ! Pronostiqueurs ou entraîneurs disent d’un cheval qu’il bénéficie d’un engagement favorable lorsque celui-ci retrouve, a priori, les conditions les meilleures pour une course.
Quelles sont ces conditions ? Il n’est pas question ici de la forme, ou des lignes précédentes ou d’un papier scrupuleux. En fait, l’expression est surtout utilisée en trot, et c’est par rapport aux gains du cheval qu’on l’utilise. Exemple : une course prévoit un recul de 25 mètres au-delà de 150 000 euros de gains, le cheval ayant 148 900 se retrouve à la limite du recul, et donc avec un engagement favorable ; la même course est limité aux chevaux n’ayant pas gagné 250 000 euros, donc, au deuxième poteau et même avec un recul de 25 mètres, le cheval ayant 249 000 euros de gains dispose lui aussi d’un engagement favorable.
Il s’agit là d’un critère unique, celui des gains. C’est néanmoins une indication non négligeable, surtout si ce critère est enrichi d’autres : cheval déferré, ou appel à un driver renommé. Les entraîneurs ont en effet pour habitude de viser l’engagement favorable, comprenez la course où leur cheval sera à la limite de ses gains. On parle alors, autre terme du jargon hippique, d’engagement visé.
Publié par Tarzan
