Chevaux de Légende — 09 juillet 2010

Dans la famille Ourasi, je demande l’arrière-grand-père ! Mais ce serait un tort de ne considérer Jamin que comme un ancêtre du roi des trotteurs français, car il présente, lui aussi, un sacré palmarès !
Qu’on en juge. C’est à 4 ans, en 1957 donc, que Jamin commence sa moisson de succès, alors que les amateurs de trot français, après une longue disette, n’ont d’yeux que pour Gélinotte, dont la fin de carrière approche. Critérium des 4 ans, prix de l’Etoile, puis le critérium des 5 ans, et ensuite, pêle-mêle, deux prix d’Amérique (1958 et 1959), prix de France, prix de Paris, prix de sélection, prix de Bourgogne, grand critérium de vitesse de la Côte d’Azur… Toutes les courses importantes de son époque sont pour lui, et y compris à l’étranger, puisqu’il gagne le grand prix continental de Bologne en Italie, l’Elitloppet en Suède. Ce qui lui vaut de remporter le grand circuit européen en 1959, et d’être ainsi qualifié pour l’« international trot », première édition d’un championnat du monde des trotteurs, qu’il remporte aux Etats-Unis en 1959, sur le Roosevelt Raceway, à Westbury, état de New-York.
Les accrocs trouveront sur le net, avec « Jamin cheval » sur un moteur de recherche vidéo, la vidéo certes vieillotte et de qualité discutable, de cette course américaine qui vit donc un cheval français remporter la toute première coupe du monde de trot !
Au-delà de sa carrière de course, Jamin eut le bon goût d’être un étalon de première classe, et pas seulement en donnant Strada, grand-mère d’Ourasi. Mais aussi Samoura, arrière-grand-mère de Gobernador, ou Astrasia, arrière-grand-mère de Goetmals Wood, lui-même considéré comme l’un des tout meilleurs étalons actuels. On le constate, si ses enfants n’ont pas eu un gros palmarès, ses filles sont au cœur de l’élevage d’énormes champions.
En revanche, je n’ai rien trouvé de très « personnel » sur ce cheval normand. Qu’est-il devenu après sa carrière de course et celle d’étalon ? Quelle longévité a-t-il eu (son arrière-petit-fils Ourasi a fêté récemment ses 30 ans, un âge exceptionnel) ? Je ne peux pas répondre à ces questions, malgré une recherche accomplie sur le net. J’ai tout de même trouvé deux surnoms qui lui ont été affublés : d’abord Le magnifique, et ensuite La mort qui rampe, en raison de sa façon de se jeter sur ses adversaires. Et une gourmandise que je ne connaissais pas aux chevaux de course : Jamin était grand amateur d’artichauts !

Notre photo : les photos de Jamin sont extrêmement rares à circuler sur le net. Je ne connais pas l’origine de celle-ci que j’ai trouvée en plusieurs endroits, ce qui ne m’empêche pas de remercier la source, quelle qu’elle soit.

Publié par Tarzan

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