Notre série « chevaux de légende » ne pouvait rester plus longtemps sans parler de Jag de Bellouet, un champion hors pair !
Jag était, en début de carrière, un cheval plutôt inconstant, dont on sentait le talent, mais trop bouillant pour être bien placé à l’arrivée. Une exception cependant, le prix du Crépuscule, en mai 2003, sur 2100 mètres départ à l’autostart à Vincennes, qu’il remporte dans le chrono machiavélique de 1’11’’5, devant tous les ténors du moment. Cette saison 2003 se poursuit par plusieurs fautes et autres déceptions… De la graine de champion, sans aucun doute, mais ceux qui le suivent de près s’impatientent et doutent un peu tout de même…
Et puis son entourage trouve le « truc » : Jag est un cheval dur à l’effort mais un peu voyou, il faut donc canaliser cette force en lui proposant un programme varié, alternant trot attelé et trot monté. En fin d’année 2003, il termine coup sur coup 2e puis 1er au trot monté et, qui plus est, les courses qu’il enchaîne entre-temps au trot attelé sont courues sans faute, et proches de la tête. Jag de Bellouet se révèle un cheval complet, qui réclame qu’on sache, selon le jargon hippique, lui « changer les idées », c’est-à-dire le faire courir le plus souvent possible en alternance entre les deux disciplines du trot. Le 18 janvier 2004 il remporte son premier prix du Cornulier au monté, et termine, quinze jours plus tard, en troisième position du prix d’Amérique à l’attelé (remporté par Kesaco Phedo) : cette fois ça y est, sa carrière est lancée ! Car dans la foulée, les fautes s’arrêtent. Une deuxième place derrière Naglo au prix de France, et, dès le prix de Paris commence une série impressionnante de victoires d’affilée, à savoir 13, évidemment tantôt au trot attelé et tantôt au trot monté, avec, dans cette série, le prix du Cornulier 2005 et le prix d’Amérique 2005 !
Evidemment, pour illustrer cet article, je vous ai choisi ce prix d’Amérique 2005, finalement le seul qui restera au palmarès de Jag de Bellouet… regardez cette course (ici), et la manière conquérante du cheval, toujours aux avant-postes, se moquant d’être à l’extérieur y compris dans les virages, et épuisant un à un tous ses concurrents, soit semés soit fautifs… Incroyable !
La suite, malheureusement, sera moins flamboyante. Certes, il y aura encore cette magnifique victoire (la troisième de rang !) au prix du Cornulier 2006. Mais aussi celle du prix d’Amérique 2006 qui marquera quelque part la fin du champion, car il y est après coup convaincu de dopage et donc déclassé… Une vie de star donc, avec les victoires, l’argent, la dope, et bien sûr le sexe : les saillies du champion s’arrachent, même si, au fil du temps, il est reproché au géniteur de faire des poulains trop tardifs.
Une telle vie a bien sûr entraîné un engouement certain. Je vous propose de compléter vos informations à travers les visites de plusieurs sites internet ou pages web : ici, ici, ou là (sur Facebook).
Notre photo est issue du blog http://jaglecannibal.skyrock.com.
Publié par Tarzan

marc favaron
j’ais suivi toute la cariere de jag et j »ais toujour su que c’etait un champion meme quand beaucoup douter.pour moi c’etait un super crak.