Le jargon hippique tient compte, aussi, des conditions de courses. Ainsi, vous pouvez lire dans une présentation de course qu’un concurrent peut « manquer d’un parcours ». Cela signifie tout simplement qu’il manque de compétition. Comme pour tout athlète, les chevaux apprécient un bon entraînement, mais rien ne remplace la compétition. Un cheval de course court à peu près une fois par mois, parfois toutes les trois semaines, et il a droit, au terme de sa saison, à une phase de repos, sans compétition. C’est au retour de ce repos qu’il a besoin, selon les cas, d’une ou de plusieurs courses de rentrée pour se remettre en jambes et redevenir à nouveau compétitif.
L’expression « il peut manquer d’un parcours », signifie aussi que la condition physique du cheval n’est pas nulle, qu’elle est déjà avancée, mais probablement pas suffisante. Nous sommes là dans le cas d’un cheval qui a déjà effectué sa rentrée, mais qui n’est pas encore arrivé au top.
Toutefois, chers lecteurs, attention, un tel concurrent, dont un pronostiqueur ou un membre de son entourage envisage qu’il « peut manquer d’un parcours », est aussi, parfois, un bon outsider. Car quand on dit qu’il est encore juste physiquement, on ne dit pas qu’il est incapable de bien figurer face à l’adversité. Or, il arrive que certains chevaux soient, autre expression du jargon hippique, « peu démonstratifs le matin », comprenez « guère volontaires à l’entraînement », ce qui ne les empêchent pas de se révéler en courses. Dans le turf, tout est possible, et l’une des finesses du parieur consiste à savoir jouer le cheval au moment où il va faire son premier bon résultat de sa saison, car c’est là que sa cote est la meilleure…
Publié par Tarzan
