Inépuisable jargon hippique ! Aujourd’hui je vous parle du cheval auquel « il manque un parcours ». Expression utilisée très souvent, notamment dans la bouche des entraîneurs. Elle signifie que les entraînements n’ont pas suffi pour amener le cheval dans sa forme optimale et qu’il lui faut donc « un parcours », comprenez une course de compétition, avant de devenir prêt à bien figurer, et donc intéressant à suivre pour les parieurs.
J’ai pu constater que, effectivement, la plupart des chevaux ont besoin d’une course, voire plusieurs, de rentrée avant d’être à leur niveau. Mais en même temps, certains sont prêts d’emblée. Et quand on en voit un qui réussit dès sa rentrée, il faut à tout prix le noter pour l’avenir. Car c’est une habitude quasi pavlovienne chez les parieurs que d’éviter de jouer un cheval qui rentre. De fait, la côte est souvent alléchante. Et si on sait que le cheval sait être prêt d’emblée, il y a moyen de faire un coup fumeux.
Par le passé, par exemple, moi je surveillais particulièrement un galopeur qui s’appelait Sir George. Pas un foudre de guerre, mais toujours excellent le jour de sa rentrée, et toujours à une cote d’outsider (entre 15 et 25/1). Je l’ai ainsi touché gagnant une fois à 22/1… Vous devinez ma joie !
Mais pour revenir à notre expression sur le manque d’un ou plusieurs parcours, je pense qu’il faut surtout la surveiller quand elle est prononcée par l’entraîneur, qui connaît bien son cheval. Car il arrive que certains pronostiqueurs l’utilisent comme un théorème et ne vérifient même pas si, dans les faits, le cheval en question n’est pas bon d’emblée…
Publié par Tarzan
