Le Grand Prix de Paris 2009, un magnifique groupe I de galop sur 2400 mètres à Longchamp, se déroule le 14 juillet…Une épreuve franco-française, pourrait-on penser, entre son nom et sa date ? Hé bien que nenni point du tout ! Au chapitre des engagés, on note une importante cohorte irlandaise conduite par l’entraîneur Aidan O’Brien, qui présentera ainsi près de la moitié des chevaux au départ !
Évidemment, avec une telle cavalerie, et donc la possibilité d’une course d’équipe avec un leader au moins dans le lot, le visiteur se donne les moyens d’enlever la palme. A tel point d’ailleurs que les autres entraîneurs ayant un crack au départ ont renoncé, eux, à ajouter un leader, estimant qu’il ne pourrait qu’ajouter à une forme de confusion (tel Alain de Royer Dupré pour Beheshtam, qui reste l’un des favoris de la course).
Au fait, a-t-on déjà parlé des leaders ? Le leader est un cheval sacrifié par son entraîneur, chargé de mener bon train à une course, pour permettre au fleuron de l’écurie, ensuite, d’accélérer quand il le veut dans la dernière ligne droite, sans que qui ce soit ait pu l’attaquer avant, du fait de la présence de ce leader. Pour le parieur, le leader est ce qu’on appelle un « interdit », c’est-à-dire un cheval sur lequel il ne sert à rien de parier, car il sera essoufflé à l’entrée de la ligne droite et terminera dans les dernières places.
Notre photo : Beheshtam, vainqueur ici d’une Listed sur le même parcours, tentera d’endiguer la vague irlandaise.
Publié par Tarzan
