Voici une expression toute simple du jargon hippique, le cheval qui « gagne son avoine ». L’avoine étant la céréale la plus courante dans l’alimentation des chevaux, le cheval qui gagne son avoine ressemble ainsi à l’homme qui gagne son pain, ou sa croute, c’est-à-dire qu’il mérite sa nourriture par son travail. Le fruit de son travail.
Pour autant, le sujet mérite d’être creusé plus qu’il n’y paraît. Car l’expression est directement liée au fait qu’un cheval de course doit avoir des gains. On n’imagine pas un cheval de course aligné sans qu’il ne rapporte quelque chose. Et si l’on dit qu’un cheval mérite son avoine, c’est bien souvent qu’en fait, ses gains ont payé, au-delà du contenu de sa mangeoire, quelques émoluments à son entraîneur, ses lads, son driver ou jockey, son proprio… En fait, il gagne son avoine… Et celle de son entourage ! Et cela, sans parler des parieurs…
Finalement, ce n’est pas seulement son avoine qu’il gagne, mais l’oseille de tous !
Publié par Tarzan
