Que faire d’un cheval qui vient de gagner ? La question est simple à poser, mais mérite une réponse détaillée. Car on ne peut pas appliquer à l’hippisme le vocabulaire des entraîneurs de foot : la « spirale de la défaite », opposée à la « dynamique de la victoire ». De dynamique il ne peut être question ici. En fait, il faut bien examiner les conditions d’une part de la victoire qui vient de se produire, et d’autre part de la course sur laquelle on s’apprête à parier.
Les conditions de la victoire donc. Il convient de se poser quelques questions, du style : la victoire était-elle méritée ou chanceuse ? Le cheval courait-il dans une catégorie avantageuse ou face à des adversaires de bon calibre ? Cette victoire est-elle intervenue après des progrès sur plusieurs courses signifiant l’entrée dans une zone de forme ?
Et pour la course à venir : le lot à affronter est-il de même valeur, meilleur ou moins bon que le précédent ? Les conditions sont elles comparables ou pas ? Par comparables, il faut alors prendre en compte de très nombreux paramètres : les deux hippodromes (leur surface, tournent-ils tous les deux dans le même sens, en trot s’agit-il de deux pistes plates…), la météo et l’état du terrain (surtout au galop), si le cheval a gagné avec un artifice (œillères, déferré, entre autres) celui-ci est-il reproduit, a-t-il le même jockey ou driver, le fait d’avoir gagné ne la pénalise-t-il pas pour la course suivante (recul de 25 mètres au trot, plus de poids au galop) et dans ce cas a-t-il gagné avec suffisamment de marge pour pouvoir compenser ce handicap…
Reste le cas du cheval déclassé, qui lui peut bien sûr gagner plusieurs fois d’affilée, et même longtemps !
En fait, le seul facteur dont on soit sûr, est qu’un cheval qui vient de gagner a eu la forme suffisante pour cela. Et donc, sur sa forme, moi j’aurais tendance à le rejouer. Tous les paramètres à étudier en parallèle doivent surtout permettre de savoir s’il faut le rejouer gagnant, placé, en début ou en fin de combinaison.
Je vous le disais, la question est simple à poser, mais savoir y répondre prend du temps, celui de bien faire le papier de la course !
Publié par Tarzan
