Coktail Jet, ça vous ne dit rien ?
A la limite, même si vous ne vous intéressiez pas à l’hippisme en 1996 (« son » année, impressionnante !), vous le connaissez forcément, pour peu que vous suiviez le trot actuel. Car au-delà du grand champion des pistes qu’il fut, Coktail Jet (avec cette orthographe, j’ai vérifié, il n’y a pas de « c » supplémentaire à Coktail) est devenu un étalon incontournable pour tout élevage qui se respecte. Ses parcours et victoires sont restés dans les mémoires, sa descendance, exceptionnelle, ne cesse d’enrichir son palmarès, et cela presque tous les jours !
Parlons d’abord du champion sur les pistes. Né en 1990, ce produit de Jean-Etienne Dubois (à la fois naisseur, éleveur, entraîneur, copropriétaire et driver) a réussi une année de 6 ans (en 1996 donc) proprement formidable en remportant le prix d’Amérique, l’Elitloppet, et le prix de France, ce qui constitue la triple couronne des trotteurs. Et je vous encourage à faire une recherche « Coktail Jet » sur YouTube : vous y trouverez les vidéos de sa victoire au prix d’Amérique, et de celle en Suède. Regardez-les, vous verrez deux succès acquis complètement différemment : le premier, à Vincennes, en prenant la tête très tôt, en accélérant graduellement jusqu’à écœurer la majorité de ses adversaires, et en tenant bon jusqu’au bout au retour d’un autre champion, Abo Volo ; le second, à Solvalla, en restant à l’abri à l’arrière toute la course, en étant décalé à l’extérieur seulement dans le dernier virage pour terminer avec une dernière ligne droite fulgurante et dépasser tout le monde sans coup férir. Dans les deux cas, splendide !
Et son palmarès de coureur ne s’arrête pas là puisqu’on y trouve deux prix de Washington, le prix de l’Atlantique, le prix d’Europe, plus des victoires de prestiges à Milan ou Turin… Et je ne cite là que les principales.
Ce crack n’a donc pas arrêté sa carrière aux courses, qui lui ont déjà valu un portefeuille coquet de 12 292 020 francs (un peu moins de deux millions d’euros). Il s’est révélé, et très rapidement, un étalon hors pair. Je ne peux pas, la place me manque, citer ici tous les excellents chevaux qu’il a produit, en voici juste quelques-uns. Nés en 1996 : In Love With You, In Foot ou encore Ivory Pearl. Nés en 1997 : JamPridem, Jeanbat du Vivier, Jain de Beval, Judoka Royal… En 1998 : Kerido du Donjon, Kiwi… En 1999 : Love You, Naglo, Let’s Go Darling, Loumana Flor… En 2000 : Magnificent Rodney, Nelson November… En 2002 : Opaline d’Atout, O’Sullivan… En 2003 : Pétillante, Pole Position… En 2005 : Repeat Love, Rodrigo Jet… En 2006 : Saxo de Vandel. En 2007 : The Best Madrik, Tucson… Et je n’ai cité ici que quelques « noms », la descendance de Coktail Jet est, aussi, des plus prolifiques en nombre. Aujourd’hui encore, ses saillies sont vendues relativement cher (18 000 euros hors taxes), l’engouement persiste !
Pour les parieurs, l’étalon devient même un excellent point d’appui : trouver un fils de Coktail Jet au départ d’une course actuelle (et ce n’est pas si dur, tant il y en a sur les pistes !), fut-elle de second ordre, c’est aussi dénicher un cheval capable de faire l’arrivée… Presque 15 ans après sa victoire au prix d’Amérique, le parieur peut toujours miser sur lui !
Notre photo : en 1996, Coktail Jet s’impose à la manière des forts dans le prix d’Amérique.
Publié par Tarzan
