Dans notre série « chevaux de légende », j’ai choisi aujourd’hui de vous parler d’un cheval très peu connu en France, parce qu’ayant couru exclusivement aux Etats-Unis (à une exception près, la Dubai World Cup, qu’il remporta brillamment, voir la course ici). Mais pour autant Cigar est, encore aujourd’hui, plus de dix ans après ses exploits (en 1995 et 1996), une véritable star aux States. Regardez cette vidéo, ici, y compris si les commentaires en anglo-américains ne sont pas votre tasse de thé (les images et l’ambiance valent le coup à eux seuls), et vous comprendrez combien Cigar a attiré autour de lui un véritable déchaînement de passion. Evidemment, pour son entourage, c’est aussi en raison du confort qu’il a pu apporter, lui qui a eu 10 millions de dollars de gains, un record toujours en vigueur !
Cigar, en fait, possède deux records : les fumeux 10 millions de dollars donc, mais aussi celui du nombre de victoires consécutives, à savoir seize, puisqu’il égala en la matière un certain Citation, crack des années 50 aux States.
L’histoire de Cigar tient du mythe su seld-made-man (self-made-horse en l’occurrence…) américain, comprenez qu’il est parti de bas : jusqu’à l’âge de 4 ans en effet, et bien qu’ayant montré quelques dispositions, il a déçu en termes de résultats. Né le 18 avril 1990, il n’avait « que » 270 000 dollars sur son compte en banque à la fin de ses 4 ans, et a même failli voir sa carrière arrêtée. Mais à 5 ans, il explose littéralement, toujours avec le même jockey (lui aussi une star outre-Atlantique), Jerry Bailey, et avec une surface de prédilection, le « dirt », sorte de terre battue s’apparentant à de la boue à la première pluie. Dix courses, dix victoires, avec l’apothéose en fin d’année, la célèbre Breeder’s Cup Classic, dont il bat le record chronométré. Il poursuit sur sa lancée en 1996, manquant donc la 17e victoire, mais doublant tout de même les 5 millions de dollars obtenus fin 1995… Il est un vértitable symbole aux Etats-Unis, surtout avec la casaque de son jockey reprenant les couleurs du drapeau américain.
Seule déception pour ce cheval d’exception, il se révéla infertile en tant qu’étalon. Il coule désormais des jours heureux au haras (regardez cette belle vidéo, ici). Et il laisse le souvenir de cette accélération incomparable à 500 mètres du but, qu’aucun adversaire ou presque ne put contester pendant deux ans.
Publié par Tarzan
