Jargon Hippique — 08 février 2010

Affaire d’impression… Cette expression, utilisée volontiers par les pronostiqueurs hippiques laisse pantois le parieur ! Généralement, les chevaux qui sont affublés de ce commentaire n’en ont pas beaucoup d’autres : en deux lignes ou quelques secondes, le pronostiqueur donne un peu de pour, un peu de contre, et hop il balance « affaire d’impression », se dédouanant ainsi d’une prise de position plus aigüe.
Je suis le premier à rouspéter quand je lis ou écoute ce « affaire d’impression », qui ne me renseigne en rien sur une option à choisir sur le cheval en question. A mon sens, tout parieur doit pouvoir disposer de données fiables, et s’il s’en remet aux commentaires de présentation, c’est bien espérant y trouver ce que lui n’a pas nécessairement le temps de faire : un papier sérieux et argumenté. Pour autant, à la décharge du pronostiqueur, l’utilisation de cette expression, somme toute courante dans le jargon hippique, ne signifie pas obligatoirement que le travail n’a pas été fait. Certains chevaux sont assez spécialistes de performances en dents de scie, capables de battre tout un peloton un jour, et inexistants le lendemain. Ceux-là, vraiment sont très compliqués à appréhender pour le parieur, et pour celui chargé de l’informer. Je rappelle que pour bien faire un papier, il faut se fonder sur des lignes, c’est-à-dire sur les performances précédentes des chevaux, et sur les conditions avec lesquelles elles ont été obtenues. Il en ressort une certaine logique… Mais que certains cabochards refusent obstinément de suivre. Ceux-là, vraiment, méritent leur « affaire d’impression » !

Publié par Tarzan

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