Voilà une expression du jargon hippique d’une actualité brûlante, après le Prix d’Amérique 2010 que nous venons de vivre ! Je vous avais déjà parlé de l’expression « pour les amateurs d’outsiders », prenant en compte des chevaux avant leur course… « A une cote d’outsider » se dit de son côté des chevaux ayant gagné leur course à très forte cote. Le plus souvent, ce genre de chevaux sont des chevaux plus ou moins réguliers dans les bonnes performances mais rarement gagnant, et se trouvant au départ d’une course où figure au moins un énorme favori. En battant ce, ou ces, favori(s), il fait afficher à l’arrivée une cote sublime qui ravit le parieur, la fameuse « cote d’outsider ».
L’exemple du jour est des plus marquant, c’est donc Oyonnax, vainqueur du à une cote astronomique de 172/1 (Pmu) ou 157 (Zeturf). Le vainqueur à cote d’outsider, c’est quelque part le fantasme du turfiste. La logique voudrait que l’on parie plus sur un cheval « sûr », et juste une piécette au passage sur quelques chevaux à grosse cote, au cas où… Dans le cas de courses particulièrement huppées, tel le prix d’Amérique, il est extrêmement rare qu’un outsider gagne. En tout cas à une telle cote ! Sans doute les parieurs auraient-ils préféré une arrivée plus conforme aux prévisions, mais quelque part, c’est aussi ce genre d’arrivées qui fait la saveur des courses. N’en déplaise aux matelassiers, s’il n’y avait pas de temps un autre un vainqueur à cote d’outsider, les courses deviendraient tristes, non ?
A une cote d’outsider !
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