Si vous regardez les courses à l’écran le geste peut faire grincer des dents le profane. Dans les courses de plat, il n’est pas rare de voir les jockeys sortir leur cravache dans la dernière ligne droite pour encourager leur monture en la fustigeant. Un geste que les défenseurs des animaux ont souvent interprété comme étant une brutalité… Bon, malheureusement, il peut toujours exister quelques cas extrêmes, mais dans la grande majorité la cravache fait tout simplement partie du jeu. En effet, quels sont les moyens pour le jockey de dicter à sa monture les phases d’accélération ? Le balancier qu’il peut faire avec son corps pour cadencer la course du cheval vers des allures plus rapides, le fait de lacher les brides pour libérer le cheval, mais aussi cette cravache.
J’ai même vu certains turfistes allant jusqu’à reprocher à des jockeys la défaite de leur concurrent s’ils n’ont pas su donner un coup de cravache…
Mais il est tout à fait possible d’être un jockey reconnu, d’user de la cravache, mais de ne jamais faire mal à ses montures. L’exemple qui m’a été conté récemment est celui d’Olivier Peslier, qui a tout de même un sacré palmarès, et qui a donc cette réputation dans les pelotons de ne jamais demander à son cheval plus qu’il ne peut donner… Paraît-il que cela lui a coûté quelques victoires… Moi j’aime bien, quand même, un jockey de cette trempe avec une telle réputation ! Il m’arrive de jouer sur lui pas seulement pour sa valeur, mais aussi par sympathie…
Publié par Tarzan
