Si le jargon hippique présente nombre d’expressions croustillantes, il en est aussi qui s’apparentent à ce que les journalistes appellent des « clichés », c’est-à-dire une utilisation des mots à ce point galvaudée qu’elle n’a plus de signification ou presque. Et encore récemment, j’entendais un commentateur balancer à propos d’un cheval qu’il fallait « qu’il rassure ». « Il faut qu’il nous rassure », voilà bien une expression qui à mon sens tient davantage du cliché que du jargon hippique.
Certains pronostiqueurs ou entraîneurs ont donc besoin d’être « rassurés » dans le cas où le cheval aligné dans une course qui va se courir sous peu a déçu lors de sa précédente sortie : on espérait un certain classement, qu’il n’a pas obtenu, alors on est dans le flou avec ce cheval, et s’il est à nouveau engagé c’est davantage pour avoir de nouveaux éléments d’appréciation que pour espérer une place.
Voilà pour l’explication, la traduction devrais-je dire, de cette locution très à la mode. Mais pourquoi avoir besoin d’être « rassuré » alors ? Et quand l’est-on vraiment ? Lorsque le cheval, contre toute attente, vient s’octroyer une place de choix ? Alors, dans ce cas, il ne « rassure » pas du tout je trouve, en tout cas pas le parieur qui ne l’aura pas joué en ayant compris qu’il ne fallait pas…
Le jargon hippique (et notre série est longue, voyez plutôt, ici) est d’une grande richesse, mais lorsqu’il utilise les mots justes…
Publié par Tarzan

lorenzozo
c est une expression qui veux dire bcp finalement , enfin ca depend qui le dit… lol