Ces femmes qui entraînent des chevaux de course

Par tarzan le 30 juin 2009

Je vous avais déjà parlé des femmes jockey et driver, ici. Hé bien il est une autre profession où ces dames connaissent une réussite certaine dans l’univers des courses, celle d’entraîneur. Au passage, je vous recommande la lecture des articles d’un site consacré aux femmes dans l’univers du cheval (et qui constitue l’une de mes sources d’infos pour cet article), ici. Mais revenons, non pas à nos entraîneuses car vous y verriez une autre signification que celle espérée, mais à nos femmes entraîneur.
C’est surtout pour le galop qu’elles exercent, et avec un certain talent. Christiane HeadCriquette » pour les intimes), sœur de Freddy Head, fut la première femme à remporter le prix de l’Arc de Triomphe, c’était en 1979. De fait, elle s’est imposée, et elle a fait école. Aujourd’hui, elle est toujours là (et attention pour les parieurs, même quand ses chevaux ne sont pas favoris, il vaut mieux au minimum les intégrer dans un champ réduit…), et exercent autour d’elle désormais Valérie Dissaux, Corine Barande Barbe, Myriam Bollack-Badel, Brigitte Renk (à la fois entraîneur et jockey)… et la liste pourrait être bien longue !
Je pense qu’il est intéressant de noter qu’elles ne sont pas les moins adroites, et même plutôt habiles ! En fait, il ne s’agit ici de leur rendre gentiment hommage, mais bien de dire aux parieurs qu’il faut se méfier d’elles !

Notre photo : Criquette Head, dont on peut lire l’interview ici.

La tradition du commentaire écrit

Par tarzan le 29 juin 2009

Cela peut paraître un simple gadget pour ceux qui ont la possibilité de suivre les courses à la télévision, mais c’est en fait bien plus que cela : depuis très longtemps Zeturf propose un commentaire écrit, en direct, des courses (accessible via le menu de la colonne de gauche, sous l’intitulé « ZeCommentaire »). C’est-à-dire qu’il est possible de suivre la course sur laquelle on a misé en toute discrétion, sans son, sans avoir l’air de regarder la télévision, ce qui peut être très pratique lorsque l’on s’offre une pause à son boulot en restant sur son ordi (je suis sûr que je ne suis pas le seul à faire ça !), mais aussi lorsque tout simplement on n’a pas d’accès à la télévision pour différentes raisons (parce qu’il faut être abonné à un bouquet pour accéder à la chaîne hippique, par exemple).
Qui plus est, Zeturf a, depuis quelques mois déjà, pris l’habitude d’afficher ces commentaires écrits dans la page « résultat » de la course. Si bien que, même en différé, il est possible de savoir si « son » poulain a mené, ou n’a jamais été là, ou est venu sur le tard… C’est toujours utile.
Au passage, je tiens à souligner en tant que journaliste ayant à une époque « tâté » du commentaire sportif en direct, que l’exercice est loin d’être aisé ; il faut un certain talent pour reproduire en direct sur son clavier le résumé d’une course, si rapidement évolutive !
Ce commentaire écrit constitue l’un des multiples services offerts par Zeturf à parieurs et visiteurs, peut-être pas celui qui attire le plus l’oeil, mais ppour autant très appréciable !

La sélectivité de l’hippodrome de Nantes

Par tarzan le 27 juin 2009

L’hippodrome de Nantes, qui accueille une réunion de plat aujourd’hui, est un hippodrome que les spécialistes de plat qualifient de « particulier ». En effet, il est particulièrement sélectif, et il arrive quelquefois que des chevaux bons ailleurs n’y réussissent pas, et à l’inverse qu’il y ait des spécialistes de la piste peu efficaces sur un autre hippodrome.
Pour le parieur, Nantes est l’hippodrome type où il faut à tout prix connaître ses spécialistes. Ceux-ci ne sont d’ailleurs pas obligatoirement des locaux, ce qui complique un peu la tâche et oblige à bien utiliser les outils à disposition, dont j’ai pu vous parler jusqu’à présent.
En l’occurrence, un coup d’œil sur Zeturf Pro s’impose (précision, il faut être inscrit sur Zeturf pour avoir accès, gratuitement, à Zeturf Pro). Tenez, je vous donne un exemple : regardez, dans la première course de la réunion, les performances récentes du n°4, Crystal Merit, ici. Il est sur une série de contre-performances, donc devrait logiquement avoir une belle cote. Alors que quand on regarde de plus près, ses échecs ont eu lieu à Longchamp et Saint-Cloud, alors que la dernière fois qu’il est venu à Nantes… Il a gagné. Et il avait gagné avec le même jockey, à 41/1 : voici le cheval type intéressant pour spéculer une piécette, vous ne trouvez pas ?
Il faut savoir parfois ne pas se fier à la musique complète du cheval (c’est-à-dire à l’ensemble de ses performances passées), mais seulement aux performances sur l’hippodrome, et Nantes se prête particulièrement à cela (au passage, vous aurez des infos sur l’hippodrome ici).
Euh, bien sûr, si Crystal Merit n’est pas décidé pour cette course, ne m’en voulez pas trop, je n’ai aucun tuyau en l’occurrence, c’est juste une observation… Mais gardez en tête le raisonnement.

Le cheval maniable

Par tarzan le 26 juin 2009

N’avez-vous jamais entendu cette expression du jargon hippique ? « Tel cheval est très maniable ». Même si ça n’y ressemble guère (osez dire à votre conjoint(e) qu’il ou elle est « maniable » et vous verrez ! Perso, je n’ose imaginer la réaction de Jane…), il s’agit là d’un compliment. Un cheval « maniable » est en fait un cheval facile à courir, car son jockey ou driver peut adapter la tactique de course en fonction des événements tout en sachant qu’il aura du répondant dans les mains. Le cheval maniable sait changer de ligne, sait s’extraire d’un peloton trop touffu, sait mener aussi bien que de revenir de l’arrière…
Pour le jockey ou driver, c’est un rêve !
Car le parcours, ce fameux parcours dont nous avons déjà parlé ici, ne ressemble finalement pas si souvent que cela aux prévisions. L’aptitude, que nous avons évoqué ici, est l’une des réponses aux aléas de la course, la maniabilité une autre.
Et elle n’est pas si évidente ! Nombre de trotteurs partent à la faute quand on leur demande à la fois d’accélérer et de changer de ligne. Le trotteur maniable saura mieux que les autres compenser un handicap initial de 25 mètres, contourner le peloton, ou venir « sur une pointe » dans la dernière ligne droite…
Je regardais un quinté tout récemment, remporté par Uriah Boko, alors qu’il partait en position défavorable, en deuxième ligne derrière l’autostart (lire ici), à l’extérieur. Avant la course, son driver Pierre Vercruysse prévenait : « Mon cheval est maniable »… C’était une indication de premier choix pour les parieurs !

Notre photo : le 25 juin 2009, Uriah Boko l’emportait, en bon cheval maniable !

Les initiales données aux noms des trotteurs

Par tarzan le 22 juin 2009

C’est une habitude en France, mais dans d’autres pays aussi (avec malheureusement l’absence d’une harmonisation ne serait-ce qu’européenne à ce niveau) : l’initiale du nom d’un trotteur correspond à son année de naissance.
Ainsi, pour être concret, les chevaux dont l’initiale est un O sont nés en 2002, et ont donc aujourd’hui 7 ans (c’est le cas de Offshore Dream, double vainqueur du Prix d’Amérique, par exemple). Communément, dans le jargon hippique, on les appelle les « O », et tout le monde comprend qu’il s’agit des chevaux de 7 ans. Idem bien sûr pour les « P » (comme Paris Haufor, par exemple), qui sont donc nés en 2003 et ont 6 ans. Les « Q » sont nés en 2004 et ont 5 ans. Et ainsi de suite…
C’est aussi une facilité pour se repérer dans une course regroupant des trotteurs de plusieurs âges : les plus jeunes sont ceux qui ont comme initiale la lettre la plus proche de la fin de l’alphabet.
Mais attention à un piège ! Comme je l’écrivais entre parenthèses plus haut, si l’Italie (pour citer un exemple précis, mais j’aurais pu citer la Suède, ou un autre pays) a choisi le même principe de la lettre initiale, on n’en est pas au même niveau de l’alphabet entre la France et l’Italie. Les « G » italiens correspondent aux « P » français… D’où parfois des « intrus » au sein de pelotons réservés à des chevaux du même âge : quand un cheval n’a pas la même initiale que les autres, c’est soit qu’il fait le déplacement depuis l’étranger pour la course, soit qu’il a été acheté à l’étranger (et dans les deux cas, il vaut mieux s’en méfier !).
Ah, l’harmonisation européenne, c’est tout un programme !

(cc) takomabibelot

L’insolente réussite de Jean-Claude Rouget

Par tarzan le 19 juin 2009

Je sais, vous allez me dire : « Là, Tarzan, il craque, il fait comme toutes les revues hippiques… » Mais d’un autre côté, comment ne pas parler en ce moment de Jean-Claude Rouget ? Mettez-vous à ma place ! Cet entraîneur de plat a toujours été estimé, mais les résultats qu’il obtient cette année sont tout simplement exceptionnels.
En remportant coup sur coup en cette année 2009 le prix du Jockey Club (avec Le Havre) et le prix de Diane, il a fait parler les statistiques : aucun entraîneur n’était arrivé à cet exploit depuis 1956 (plus d’un demi-siècle !), et ils ne sont que trois dans l’histoire à y être parvenu !
Mais au-delà de ces deux victoires, c’est la quantité et la qualité des résultats obtenus depuis le début de l’année qui font frémir : le prix de Diane n’a pas été seulement gagné, il a été archi dominé avec un couplé gagnant, Stacelita - Tamarzite. Les mêmes chevaux ont remporté d’autres groupes I avant d’en arriver, de même que Never On Sunday, Elusive Wave, et je ne vais surtout pas essayer de donner une liste exhaustive car je serais sûr d’en oublier au moins un. J’ai retrouvé un article du 8 juin disant qu’il avait remporté dix courses de groupe dans l’année… Et depuis, bien sûr, le chiffre a crû !
Jean-Claude Rouget, avant cette année incroyable, était surtout considéré comme extrêmement habile sur les hippodromes de sa région du sud-ouest (il est Palois). Désormais, ses chevaux partent favoris à toutes courses, sur tous les hippodromes… Et à juste raison ! J’ai même vu récemment une très modeste course F où un pensionnaire à lui partait à 2,5/1, alors qu’il n’avait pas un papier extraordinaire… « Malin », j’ai essayé de « parier contre », c’est-à-dire sur d’autres chevaux… Las, c’était une erreur, même dans une toute petite course ne lui rapportant rien, et avec un cheval proche du tocard, le deuxième s’est retrouvé à plusieurs longueurs !
Clairement, cette année, il faut parier Rouget, impossible de faire autrement !

Notre photo : le 14 juin 2009, Stacelita remporte le Prix de Diane avec plusieurs longueurs d’avance, devant sa compagne de l’entraînement de Jean-Claude Rouget, Tamarzite.

La photo finish

Par tarzan le 18 juin 2009

Pour certaines courses, avoir trouvé l’ordre d’arrivée ne relève plus de connaissances hippiques ou d’un raisonnement mené à terme, mais d’un véritable coup de chance ! Nous avons déjà évoqué, ici, le cas des ex aequo, dits Dead heat. Mais même sans arriver à cette extrémité, le principe du balancier pour les galopeurs (selon lequel le cheval balance la tête à chaque foulée, et peut donc se trouver devant un autre sur la ligne d’arrivée uniquement parce que sa foulée se termine juste au niveau de ce poteau), ou simplement les circonstances de course chez les trotteurs, donnent parfois des résultats des plus serrés.
Dans ce cas, seule la photo finish départage les concurrents, et désigne les parieurs gagnants.
Dans une course de quinté récente, j’avais parié sur un concurrent peu encourageant mais étant déferré pour la première fois de sa carrière (le type d’indications que j’aime bien). Il était à plus de 25/1 et j’espérais donc une victoire lucrative… Las, la photo est celle qui illustre cet article, le cheval en question (Osaka Berry, n°16), n’a terminé que troisième… Deux mètres plus tard il passait tout le monde !
Comme quoi, au passage, il faut savoir « assurer » ses paris en jouant aussi placé

Le GNT 2009 sabre le champagne à Reims

Par tarzan le 17 juin 2009

Le Grand national du trot 2009 voit sa septième étape se courir aujourd’hui à Reims. Moi, j’aime bien les courses à Reims, car j’y ai déjà réussi quelques jolis coups. Certains trotteurs se prennent pour des avions sur cet hippodrome sis sur un ancien terrain d’aviation (l’histoire, très intéressante, de l’hippodrome se trouve sur son site officiel, ici). Reims est corde à droite (l’inverse de Vincennes, lire ici), avec une piste en mâchefer (comme à Vincennes) de 1156 mètres (détails ici).
S’il est possible de revenir de l’arrière, c’est toujours très compliqué sur cet hippodrome, et le vainqueur des courses, même d’un niveau moindre, vient souvent du premier poteau (sur les échelons de départ, lire ici). Ainsi l’an dernier (notre photo), si une meute était revenue des 25 mètres prendre les deuxième, troisième et quatrième places, le vainqueur les avait attendus sûrement de l’avant…
Ce favoritisme au premier poteau m’a souvent réussi sur cet hippodrome, je pense qu’il ne faut pas hésiter à en jouer en y recherchant les bons outsiders ! Sinon, concernant la compétition GNT en elle-même, les leaders ont évité l’étape et il n’y aura donc pas de bouleversements. Pour les amateurs de cracks, à noter la rentrée de Qualmio de Vandel, qui a participé au prix d’Amérique… Mais qui, lui, sera le seul à partir 50 mètres derrière les premiers !

Royal Ascot 2009, pour saluer la Queen

Par tarzan le 16 juin 2009

Le meeting de Royal Ascot se déroule du 16 au 20 juin 2009 en Angleterre. Réservé à la crème des galopeurs, devant les yeux de la famille royale qui assiste régulièrement à cette réunion depuis une calèche, ce meeting propose seize courses, dont sept groupes 1. Obtenir un résultat dans l’une de ses courses fait partie des plus belles lignes de palmarès que rêvent tous jockeys, entraîneurs et propriétaires d’afficher.
Evidemment, Zeturf est sur l’événement et propose ces courses aux paris. Le parieur pourra prendre appui sur les quelques concurrents français qui prennent part à la fête (le champion Vision d’Etat par exemple, tandis que l’entraîneur Jean-Claude Rouget, en pleine réussite, délègue plusieurs de ses pensionnaires), et trouvera également des lignes (c’est-à-dire, rappelons-le, des courses précédentes où plusieurs concurrents se sont déjà croisés) sur Zeturf Pro, version anglaise.
Pour les internautes curieux, j’ai trouvé un petit blog intéressant, ici. Tandis que les anglophones préféreront le site officiel, ici (en particulier le petit film pour lequel le son est indispensable, ici). Et pour sourire, cette page (ici) montre les tenues acceptées… et celles qui ne le sont pas !

Acheter un cheval de courses auprès d’un éleveur

Par tarzan le 15 juin 2009

Nous venons d’évoquer récemment plusieurs possibilités pour acheter un cheval de courses (ici, ici et ). La palette est large et nous aurons donc l’opportunité de revenir sur ce sujet, mais dès aujourd’hui j’attire votre attention sur une façon de faire qui peut convenir au profane : se déplacer auprès dans l’élevage, voir les chevaux, bref acheter un cheval de courses chez un éleveur… Bien sûr, comme dans tous commerces, vous en trouverez certains qui vous « feront l’article » au-delà de la valeur réelle du cheval, mais il n’empêche, c’est encore sur le terrain que l’on se rend le mieux compte, et en discutant que l’on apprend le mieux.
Comment faire ? Déjà, en amont, consulter les sites internet des éleveurs (simplement avec quelques mots-clés sur un moteur de recherche, vous trouverez une liste impressionnante, comme celle-ci par exemple). Ensuite prendre rendez-vous, et aller sur place. Et là, je pense qu’il faut se comporter (surtout lorsque l’on est profane à la base, et compte tenu de l’importance de l’investissement) comme s’il s’agissait d’acheter sa maison : il faut se déplacer, une fois, deux fois, trois fois, visiter plusieurs sites, discuter un peu avec les jockeys ou lads présents quand vous êtes là, prendre des renseignements et les vérifier ensuite sur internet (par exemple la généalogie du cheval peut vous apprendre si ses aptitudes supposées sont bien celles données par l’éleveur).
Dans tout investissement, la méfiance est de mise, et dans le domaine du vivant encore plus qu’ailleurs, il peut arriver des mauvaises surprises (blessures ou autres). Mais tout de même, pour un passionné, rien que la visite vous enchantera !

QUI SUIS-JE ?

Moi Tarzan, joueur depuis de longues années, je suis là pour vous donner toutes les clefs pour comprendre le monde passionnant du turf et échanger quotidiennement avec vous !

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