Ribot et ses deux années de rêve

Par tarzan le 12 mars 2010

Deux années de rêve, 1955 et 1956. Seize courses courues, seize victoires. Ribot a sans aucun doute été le meilleur galopeur italien de tous les temps. Il a tout gagné en Italie, mais aussi deux Arc de Triomphe en France (et avec de la marge !), et les fameux King George VI and Queen Elizabeth Diamond Stakes en Angleterre : autant dire qu’il fut une aubaine, à une époque où les jeux en ligne n’existaient malheureusement pas encore, pour les parieurs. C’était simple, il suffisait de le mettre premier ! Ça ne rapportait peut-être pas grand-chose, mais c’était forcément gagnant ! Belle époque. ;-)
De fait, ce cheval qui doit son nom au peintre français Augustin Théodule Ribot, pur-sang anglais mais issu de l’élevage italien de Federico Tesio, déchaîna les passions. J’ai retrouvé plusieurs vidéos le concernant, alors que plusieurs chevaux d’une époque pourtant postérieure n’ont pas les mêmes honneurs d’avoir été conservé en archives ! Outre la vidéo qui illustre cet article (que vous retrouverez ici), je vous suggère donc d’aller jeter un œil ici, ou (version très kitch, « tifosi », avec la musique et l’encre bleue…)… C’est en italien ou en anglais, mais même pour ceux qui ne comprennent rien à ces langues, l’engouement soulevé par la facilité des victoires obtenues par le crack Ribot est largement perceptible !
Et puis la carrière ne s’arrêta pas en course. Ribot a passé sa retraite aux Etats-Unis, d’où il fut sacré meilleur étalon pour l’Angleterre et l’Irlande (donc de ses fils et filles courant dans ces pays) en 1963, 1967 et 1968. Rien que ça ! Deux descendants directs ont remporté l’Arc de Triomphe (Molvedo et Prince Royal), tandis que de nombreux champions postérieurs sont issus de son sang, comme Alleged, His Majesty, Danehill, ou encore Sakhee.
A noter que bien plus tard, en 2003, l’Italie lui a rendu hommage en éditant un timbre à son effigie, au même titre qu’à Varenne, l’autre champion transalpin de turf (mais en trot cette fois). Ribot l’avait bien mérité, n’est-ce pas ?

Photo de la semaine : Saxo de Vandel sans fausse note au prix de Sélection

Par tarzan le 11 mars 2010

Le dernier groupe I du meeting d’hiver de Vincennes se disputait le week-end dernier, et mettait aux prises les meilleurs éléments (hongres exclus) de 4 ans dans le prix de Sélection. En fait, cette course prévoit une forme de poursuite, en proposant 50 mètres d’avance aux 4 ans face à leurs aînés. Mais en l’occurrence, un seul cheval a été aligné en retrait, et n’a pu revenir qu’au prix d’un trop gros effort qui devait l’éliminer ensuite. Deux chevaux se détachaient au betting (comprenez : étaient favoris à la cote) : Severino et Saxo de Vandel. Le premier a rapidement commis la faute, laissant toute latitude au second pour mener sa tâche à bien.
Depuis que Thierry Duvaldestin a confié la drive de Saxo de Vandel à Eric Raffin, les bons résultats s’enchaînent comme une mélodie…

Le GNT 2010 commence à Amiens

Par tarzan le 10 mars 2010

Le grand national du trot, ou GNT, revient ! J’ai eu l’occasion de vous parler de cette épreuve à étapes à de multiples reprises. Petit rappel en deux mots : il s’agit pour les trotteurs de se produire dans différents hippodromes de France (en passant chacun quelques étapes, les organismes ne pouvant tout encaisser : on a affaire à des chevaux, pas à des Formule 1) et en fin d’année, on fait les comptes. Punch de Chenu a ainsi devancé Quérios du Mirel d’un point seulement pour l’édition 2009.
Là, on recommence, mais pas avec les mêmes. Les deux ou trois chevaux qui ont dominé une saison ont de fait pris des gains et n’ont plus, l’année qui suit, les mêmes possibilités : ils seraient repoussés au second échelon, alors leurs entraîneurs préfèrent ne plus trop les aligner dans ces épreuves.
De nouveaux concurrents donc, mais aussi des hippodromes dont on oublie la configuration, alors rappelons-la : Amiens tourne à droite, avec un anneau particulier (visible ici, avec compléments d’informations sur l’hippodrome ) qui veut que le dernier virage avant la ligne d’arrivée soit plus serré que l’autre. En d’autres termes, le cheval qui n’est pas bien placé en abordant ce dernier virage n’aura plus que la ligne droite, relativement courte, pour refaire son retard. La longue distance, le fait qu’il y ait deux tours et demi à couvrir, doivent néanmoins permettre aux drivers de faire fi de ce dernier obstacle dans leur progression. Et puis il y a des surprises. Je me souviens d’une édition, il y a quelques années, où un cheval à la corde mais avec tout le peloton devant lui, avait vu celui-ci mystérieusement se décaler dans son ensemble vers l’extérieur dans cette ligne droite, et avait donc pu facilement trouver le passage pour l’emporter avec juste une accélération finale… Mais ce genre de scénario reste rare !

Notre photo : Roc de Montfort (n°9 ici) sera l’un des favoris. Sa dernière victoire (notre document) avait été acquise sur un autre hippodrome qui tourne à droite, Cabourg.

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Moi Tarzan, joueur depuis de longues années, je suis là pour vous donner toutes les clefs pour comprendre le monde passionnant du turf et échanger quotidiennement avec vous !

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